SNDA
Société Nationale pour la Défense des Animaux
"Au coeur de la dignité humaine, se trouve aussi la justice envers les animaux."
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A LA UNE

Paris, le 10 mars 2010

Communique de presse


Une campagne de sensibilisation est organisée par la SNDA dès lundi 15 mars prochain dans les rues de la capitale : pendant une quinzaine de jours, six camions publicitaires les sillonneront, exposant 12 affiches de trois mètres par quatre, rappelant les objectifs de l’action. Dans le métro ainsi que dans le RER, la même campagne sera présentée sous forme de 150 panneaux répartis dans différentes stations.

C’est un appel aux pouvoirs publics que lance la SNDA, pour que les lois soient appliquées, mais aussi une vive recommandation à l’ensemble de nos concitoyens :

« N’achetez pas d’animaux dans les rues ou dans le métro, car vous ne feriez qu’alimenter le trafic. »

Du fait de l’inertie des pouvoirs publics, il ne s’agit plus de cas isolés comme il y a quelques années, mais de trafics désormais organisés dont les profits sont illicites.

Les animaux sont maltraités et en mauvaise santé.

En moins d’une année, la Société Nationale pour la Défense des Animaux (SNDA) et l’association Stéphane Lamart « Pour la défense des droits des animaux », ainsi que d’autres associations de protection animale, n’ont pu sauver qu’une centaine de chiots et de chatons sur plusieurs centaines vendus à la sauvette sur les trottoirs parisiens.

A ce jour, ces ventes perdurent, malgré l’article 644-3 du code pénal qui précise que la vente sur la voie publique est interdite sans autorisation, sous peine d'amende et de confiscation du « produit » mis en vente.

Pourquoi les pouvoirs publics ne collaborent-ils pas avec les associations de protection animale, lesquelles demandent que ces animaux leurs soient systématiquement confiés.

Parfois même, les animaux sont rendus au « propriétaire » sur ordre de la Préfecture de Police de Paris, d’un magistrat ou d’un Procureur.

Des lois et règlements existent qui permettraient de mettre fin à cette situation :

- décret n° 2008-871 du 28 août 2008 relatif à la protection des animaux de compagnie modifiant le code rural, il interdit précisément la vente d’animaux sur les trottoirs ou la voie publique.

- article L. 216-10 et D. 212-63 du code rural ; Arrêté du 30 juin 1992 relatif à l’identification du chien : les chiens doivent obligatoirement faire l’objet d’un tatouage, d’une carte d’identification, d’une inscription au fichier de la Centrale Canine (les papiers présentés par les vendeurs sur les trottoirs sont des faux grossiers).

- article L. 214-1 du code rural et arrêté ministériel du 25 octobre 1982 :

Les animaux doivent être dans des conditions compatibles avec leurs besoins physiologiques. Ce qui n’est pas le cas du trottoir… (Contraintes médicamenteuses à l’immobilité).

- article R. 654-1 du code pénal (mauvais traitement animal).
- article 521-1 du code pénal (actes de cruauté).

D’où viennent ces animaux ?, mystère… Que deviendront-ils ? Les invendus « disparaîtront » et les vendus succomberont précocement à des maladies telle que la maladie de Carré ou, non sociabilisés par un contact suffisant avec la mère, les autres chiots de la portée seront abandonnés à plus ou moins longue échéance…

Pour clore cette campagne, une manifestation est prévue place du Chatelet à Paris fin mars. La date sera communiquée dès confirmation par voie de presse et sur les différents sites Internet consacrés à la protection animale.

Contacts presse :
SNDA : Tel. : 01 44 75 37 65
Association Stéphane Lamart : Tel. 01 44 75 00 47

> Chroniques de la campagne

Nouvelle rubrique mensuelle "chroniques de la campagne", une histoire d'animaux et d'humains à la campagne racontée par Danielle Chevalier.

ADOPTE – MOI

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… à 23 jours / … à 5 ans

ROCCO


ROCCO est un cas ! L’œil rond, sûr de lui, il règne en maître dans le hameau, comme “propriétaire” de tous les champs. Ma voisine l’appelle “le gouverneur” et cela lui va très bien. Rocco, c’est le croisement entre PITOUTETTE (une chatte extérieure) et un gros chat sauvage du fond de la vallée. Il est angora noir et blanc, ce qui le rend encore plus impressionnant.
Il a vu le jour dans ma grange le 15 aout 2001. Et, dès l’âge de trois semaines, il était déterminé à quitter sa mère protectrice, les cartons et la paille qui l’abritaient. Ce qu’il voulait : venir avec moi et dans la maison. Il se cachait dans les sacs contenant la nourriture que je distribue d’un abri à l’autre. Il m’a fait le coup une fois, deux fois, trois fois. Je posais les sacs dans la cuisine, Rocco en sortait ! J’ai fini par craquer et je l’ai gardé. Il tenait dans le creux de ma main. Je lui ai donné à boire au biberon, lui ai appris “les p’tits besoins litière”, et lui ai présenté assez tôt de la terrine. Huit jours après son arrivée, il se débrouillait tout seul. Federica m’avait dit en le voyant : « Mais, Danielle, il est vraiment trop petit, il ne va pas vivre ! » Tu parles !
Rocco pèse entre 8 et 9 Kgs. Il a des pattes énormes. C’est un véritable petit fauve ! Je l’ai vu tenir tête récemment à un percheron (grand cheval) qui renâclait de peur en dressant le cou et les oreilles devant lui. Mais quand Rocco décide de passer quelque part, il passe.
Il n’est pas chasseur mais s’amuse à taquiner la vipère. Il aime dormir les quatre pattes en l’air. Il ne veut jamais regarder quand je lui sers à manger et me donne des coups de derrière sur les mains (souvent, je renverse les bols). Il est attiré par l’eau, boit au robinet, se couche dans l’évier mouillé.
Rocco a un caractère particulier, dominateur. Il peut jouer les terreurs avec les autres chats. Il faut parfois que j’intervienne. Mais c’est aussi mon bébé, ma grosse boule de poils, qui a besoin de ses trois à quatre câlins par jour. Quand je suis assise, il se précipite de tout son poids sur mon estomac et se niche entre les bras que je referme affectueusement sur lui. Je le dévore de baisers. De moi, il accepte tout.


LÉA


LÉA se plante en bordure de champ, habitée de pensées. Elle griffe à traits allongés l’écorce d’un chêne à demi creux. Un bruit d’ailes et la voilà plus immobile qu’un rocher. Elle guette une pie, en embuscade derrière le muret.

Léa est devenue la plus vieille de mes chattes après le décès de mes deux chats très âgés. Elle a dans les 12-13 ans. Je l’ai récupérée fin 2000 chez une personne qui n’en prenait pas soin. Et c’est peu dire ! Car Léa se retrouvait pleine de bébés trois fois par an. Ses petits étaient tués devant ses yeux, d’un coup de talon. Pas de nourriture : « Un chat, ça bouffe tout seul ». Pas de vétérinaire, même quand une mauvaise plaie suppurait.

Je me suis immédiatement attachée à elle et la gâtait “en douce”. Trois années pendant lesquelles je lui ai été fidèle. Et puis Léa a senti que je partais définitivement de Paris. Comment nier l’instinct animal ! Léa s’est accrochée, griffes plantées et refermées de toutes forces dans le bas de mon pantalon. Impossible de la décrocher ! Comme je ne pouvais pas… tomber le jean, je me suis vu repartir comme ça dans les rues de Paris ! Je l’ai prise avec moi, envers et contre tous. Neuf belles années de vie pour Léa. Elle a appris à ronronner. Et “démarre” pour un rien ! Simplement le fait de l’effleurer.

Neuf belles années à bâiller, à chasser, à s’approprier mes genoux, à manger à sa guise. Infinie douceur de sa patte qui me caresse le bras. Elle est très présente dans la maison, même avec son “indépendance -campagne”. Mais avec l’âge, elle se montre fatiguée. Ces derniers jours, elle repose plus souvent sur sa chaise préférée, près de la fenêtre. Emmenée chez la vétérinaire, elle… ronronne. Le bruit dans le stéthoscope ! Difficile d’établir un diagnostic ! Rien de grave, apparemment. Léa regarde la vétérinaire, me regarde avec l’air de dire : « Allez, on rentre à la maison. Il est grand temps que tu me serves mes boulettes de thon à la tomate ».
Léa est décédée quelques jours après avoir écrit l’article la concernant. Plusieurs visites et examens chez la vétérinaire n’ont pas changé le cours de son destin. Affaiblie, elle est partie dans son sommeil. Nous avons tous du mal à nous faire à son absence. L’impression de voir Léa partout.

La pauvre chérie m’a laissée face à des frais vétérinaires. D’autant que j’ai été obligée de faire soigner mes autres chats. Et que plusieurs chats extérieurs ont contracté le coryza.
Je n’ai pas pu donner à manger journellement à mes bêtes de façon suffisante, en décembre. La banque m’a privée de ressources (compte bloqué et rejet de chèques). Je n’ai pas pu faire soigner toutes les bêtes : Poppy et un jeune chat blanc sont morts. Je dispose de peu d’argent mensuellement. J’espére “tenir le coup” avec mon refuge en 2010.

Danielle CHEVALIER > Villejaleix / 03420 St. Fargeol
DECEMBRE 2009

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