SNDA
Société Nationale pour la Défense des Animaux
"Au coeur de la dignité humaine, se trouve aussi la justice envers les animaux."
ACCUEIL OPINIONS CONTACTS LIENS

> L'ASSOCIATION

> THEMES

> CAMPAGNES

> ARCHIVES

> CHRONIQUES


> A la Une

Combats de coqs, Conseil Constitutionnel, avis sur QPC : l’interdiction de construction de nouveaux gallodromes, confirmée.

coq

« Dans la notion fondamentale du bien et du mal, dire que le mal doit persister parce que l’habitude en a été prise, constitue une donnée susceptible de conduire loin pour peu qu’elle crée un précédent quant à la conception même de droit qui a cependant pour l’un de ses objets essentiels de protéger la société contre ce qui est inhumain ou asocial » (déclaration du sénateur Georges Rougeron le 07/11/1963 lors des débats au Sénat sur la loi 64-690 du 08/07/1964).

Contexte : le Conseil Constitutionnel a été saisi d’une QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité) déposée par deux Réunionnais poursuivis en justice pour avoir ouvert mi 2012 un nouveau gallodrome.

L'article 521-1 du Code pénal qui autorise des combats de coqs là où une tradition locale ininterrompue peut être invoquée et « interdit de créer de nouveaux gallodromes » était contesté car créant une discrimination de traitement entre deux traditions, les courses de taureaux d'une part pour lesquelles la construction d'arènes n'est pas interdite et les combats de coqs ...,

L'avis du Conseil Constitutionnel (en date du 30 07 2015, rendu public le 31 07 2015) confirme l’interdiction de construire de nouveaux gallodromes :

Point 4 de l’avis : Considérant que si le législateur a entendu, tant pour les courses de taureaux que pour les combats de coqs, fonder l'exclusion de responsabilité pénale sur l'existence d'une tradition ininterrompue, il s'agit toutefois de pratiques distinctes par leur nature ; qu'il ressort des travaux préparatoires de la loi du 8 juillet 1964 susvisée que le législateur a entendu encadrer plus strictement l'exclusion de responsabilité pénale pour les combats de coqs afin d'accompagner et de favoriser l'extinction de ces pratiques ; qu'en interdisant la création de nouveaux gallodromes, le législateur a traité différemment des situations différentes ; que la différence de traitement qui résulte de l'incrimination de toute création d'un nouveau gallodrome est en rapport direct avec l'objet de la loi qui l'établit ; que par suite, le grief tiré d'une atteinte au principe d'égalité devant la loi doit être écarté ;

  Point 5. Considérant que les dispositions contestées ne méconnaissent aucun autre droit ou liberté que la Constitution garantit ; qu'elles doivent être déclarées conformes à la Constitution,

 D É C I D E : 

Article 1er.- Le huitième alinéa de l'article 521-1 du code pénal est conforme à la Constitution.  Article 2.- La présente décision sera publiée au Journal officiel de la République française et notifiée dans les conditions prévues à l'article 23-11 de l'ordonnance du 7 novembre 1958 susvisée.
http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2015/2015-477-qpc/decision-n-2015-477-qpc-du-31-juillet-2015.144222.html

De quoi parle-t-on lorsqu’on parle de combats de coqs ?

La tradition des combats de coqs remonte à l’Antiquité, mais est-elle justifiée pour autant ?

Non, car la tradition est cruelle.

Il y a d’abord le combat qui fait s’affronter deux coqs dont aucun n’a la possibilité d’échapper aux blessures de l’autre, comme cela se produirait dans la nature où le plus faible reconnaît sa défaite en sortant du champ d’action de son adversaire. Là, le vaincu meurt, plus ou moins rapidement, pendant ou après le combat.

Ensuite il y a les traitements préalables subis par les coqs :

  • d’une part il ne faut pas que le coq prête trop prise aux attaques de l’adversaire : les crêtes, les barbillons et les oreillons sont coupés (sans anesthésie évidemment)

  • d’autre part il faut que le coq soit « mieux armé » qu’avec les ergots dont la nature l'a pourvu, les ergots sont donc sciés (à vif) et remplacés par une longue aiguille d’environ 52mm, droite, fixée sur les moignons au moment du combat par une douille et un cuir.

Dans les pays chauds, les plumes du cou, du ventre et des cuisses sont coupées à ras de la peau, pour diminuer l’échauffement des coqs et aussi pour faciliter les soins, lorsque l’animal est sorti vivant du combat...

Pour couronner le tout, les coqs peuvent être nourris au chanvre, pour les « exciter », ou on peut aussi leur faire boire un mélange d’alcool à 90° et d’une drogue, pour les rendre plus « courageux ».

Indéniablement, la coutume est cruelle, d’où le souhait exprimé par le législateur lors du vote tolérant les combats de coqs, d'une part de limiter les combats aux régions où elle est déjà implantée et d'autre part de contribuer à voir disparaître la coutume à terme en interdisant la construction de nouveaux gallodromes.

 

L’avenir, vers l’abolition

Un seul objectif : obtenir l’interdiction des combats de coqs en :

  • veillant à ce que de nouveaux gallodromes ne soient pas construits

  • obtenant de l’Etat qu’il veille au respect de la règlementation relative aux paris

  • signant la pétition nationale adressée au Président de la République réclamant l’abolition des combats de coqs

Pas de nouveaux gallodromes, rôle de l’Etat et rôle des associations

L’impératif d’interdiction de nouveaux gallodromes implique l’existence d’une liste officielle nationale des gallodromes existants. Or aujourd’hui, si les préfectures des départements concernés disposent de ces données, il n'existe pas de liste nationale publiée et régulièrement mise à jour par le Ministère de l’Agriculture ou le Ministère de l’Extérieur n’existe pas.

Du côté des associations locales, elles se manifestent souvent pour obtenir l’interdiction de certains combats parcequ'il s'agit, soit de nouveaux gallodromes dans les régions à tradition, soit de nouveaux gallodromes dans des régions exclues de la tradition, soit parce que les procédures réglementaires avant le spectacle n'ont pas été respectées. Cause Animale Nord, soutenue par la Fondation BrigitteBardot a ainsi obtenu l’annulation d’un combat à Gondecourt (Pas de Calais) en février 2015.A Laventie (Pas-de-Calais) la mairie a renoncé à organiser un combat de coqs du fait de l’action des associations de défense des animaux, Oscar et Pilitte (https://www.facebook.com/pages/...Oscar-et-Pilitte/120858317979232) notamment qui avait annoncé qu’elle allait porter plainte contre la commune de Laventie pour « organisation d’une manifestation non conforme à la loi de juillet 1984 » (défaut de délivrance d’un arrêté de la préfecture autorisant un rassemblement de coqs suite à des contrôles sanitaires) et « cruauté envers animaux ».A Toulouse, région hors des régions à tradition de combats de coqs, un gallodrome illégal, luxueux, fonctionnant depuis 3-4 ans a fait l’objet d’une intervention des autorités, 13 coqs ont été saisis et confiés à la SPA.

Le respect de la réglementation des paris

La pratique des paris lors des combats de coqs constitue l’un des attraits de cette tradition, or, elle est hors la loi.

En effet, les jeux et paris sont régis par les dispositions de la loi du 21 Mai 1836, modifiée, qui n’autorise l’organisation de jeux de hasard que dans le cadre d’activités de bienfaisance. La loi n°83-628 du 12 juillet 1983 interdit les jeux de hasard et sanctionne les infractions par des peines de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.

Encore faudrait-il que les services de l’Etat engagent des campagnes régulières systématiques contre ces paris qui sont le point faible du système des combats de coqs. Dans le cas de Toulouse les responsables du gallodromes illicite ont été poursuivis pour « organisation de paris illicite », création d’un gallodrome illicite, et, évidemment acte de cruauté et torture envers des animaux (les actes ayant eu lieu hors « zone à tradition »).

La pétition en ligne

Cause Animale Nord a lancé une pétition nationale adressée au Président de la République pour demander l’abolition des combats de coqs.

http://www.mesopinions.com/petition/animaux/stop-aux-combats-coqs/13875/page2

Quelques chiffres

Selon France 3, la fédération du Nord rassemble 2000 adhérents, chiffre à pondérer car environ 40% des adhérents sont belges (la Belgique a interdit les combats de coqs depuis 1929).

On ne dispose pas de chiffres pour les départements d’outre-mer.

Et surtout, combien de coqs sont ainsi sacrifiés par an sur tout le territoire français ? On l’estime à

45 000 coqs par an.

Rappel des articles concernés du Code pénal et du Code rural :

Article R654-1 du Code pénal

Hors le cas prévu par l'article 511-1, le fait, sans nécessité, publiquement ou non, d'exercer volontairement des mauvais traitements envers un animal domestique ou apprivoisé ou tenu en captivité est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 4e classe.

En cas de condamnation du propriétaire de l'animal ou si le propriétaire est inconnu, le tribunal peut décider de remettre l'animal à une œuvre de protection animale reconnue d'utilité publique ou déclarée, laquelle pourra librement en disposer.

Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Elles ne sont pas non plus applicables aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie.

NOTA : 

Le II de l'article 9 de la loi n° 94-653 du 29 juillet 1994 relative au respect du corps humain transfère les dispositions de l'article 511-1 du code pénal sous celles de l'article 521-1 du même code.

Article 521-1 du Code pénal

Le fait, publiquement ou non, d'exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende.

En cas de condamnation du propriétaire de l'animal ou si le propriétaire est inconnu, le tribunal statue sur le sort de l'animal, qu'il ait été ou non placé au cours de la procédure judiciaire. Le tribunal peut prononcer la confiscation de l'animal et prévoir qu'il sera remis à une fondation ou à une association de protection animale reconnue d'utilité publique ou déclarée, qui pourra librement en disposer.

Les personnes physiques coupables des infractions prévues au présent article encourent également les peines complémentaires d'interdiction, à titre définitif ou non, de détenir un animal et d'exercer, pour une durée de cinq ans au plus, une activité professionnelle ou sociale dès lors que les facilités que procure cette activité ont été sciemment utilisées pour préparer ou commettre l'infraction. Cette interdiction n'est toutefois pas applicable à l'exercice d'un mandat électif ou de responsabilités syndicales.

Les personnes morales, déclarées pénalement responsables dans les conditions prévues à l'article 121-2 du code pénal, encourent les peines suivantes :

- l'amende suivant les modalités prévues à l'article 131-38 du code pénal ;

- les peines prévues aux 2°, 4°, 7°, 8° et 9° de l'article 131-39 du code pénal.

Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Elles ne sont pas non plus applicables aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie.

Est punie des peines prévues au présent article toute création d'un nouveau gallodrome.

Est également puni des mêmes peines l'abandon d'un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité, à l'exception des animaux destinés au repeuplement.

Article L215-6 du Code rural

Ainsi qu'il est dit à l'article 521-1 du code pénal ci-après reproduit :

"Le fait, publiquement ou non, d'exercer des sévices graves ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende.

"A titre de peine complémentaire, le tribunal peut interdire la détention d'un animal, à titre définitif ou non.

"Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Elles ne sont pas non plus applicables aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie.

"Est punie des peines prévues au premier alinéa toute création d'un nouveau gallodrome.

"Est également puni des mêmes peines l'abandon d'un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité, à l'exception des animaux destinés au repeuplement".

 

UNE MISSION EN INDONESIE

Une association Projet Indonésie fondée par trois étudiants en troisième année à l’Ecole Nationale Vétérinaire de Maisons-Alfort a mis en place cette année une mission de collaboration en Indonésie avec l’association indonésienne ASTI (Animal Sanctuary Trust Indonesia).

ASTI : www.animalsanctuarytrustindonesia.org

La SNDA a été sollicitée par Projet Indonésie pour participer financièrement à cette mission.

indonésie

Bilan de la mission reçu par mail par l’équipe sur place :

Bonjour,

Comme promis, voici un petit bilan de nos activités au sein de l'association ASTI.

L'association ASTI a été fondée en 2003 par Annette Pipe (anglaise) et Andi Kindengan (Indonésien). Elle abrite 70 animaux dont 2 tigres de Sumatra, 3 crocodiles, une quinzaine de grands singes (orang outan, gibbons, siamangs), tous victimes du trafic illégal d'animaux.

Notre travail sur les lieux s'est axé selon deux grandes lignes directrices, en accord avec les besoins d'ASTI :

  • Réalisation d'un bilan parasitaire sur l'ensemble des animaux du centre : en utilisant une méthode physique de concentration des œufs, nous avons réalisé 62 analyses de selles. L'étude a révélé un taux de parasitisme intestinal important. L'identification des espèces de parasites en cause nous a permis de conseiller l'équipe d'ASTI sur les molécules à utiliser pour le traitement. 

  • Travail sur l'enrichissement environnemental des animaux résidents à ASTI : pour éviter l'ennui des animaux en attendant le moment de leur relâcher, nous nous sommes penchés sur la création d'éléments d'enrichissement. Le but était de les occuper suffisamment longtemps dans la journée pour éviter l'apparition de comportements stéréotypiques ("tics"). Nous avons focalisé nos efforts sur leur comportement alimentaire, en créant des petits jeux rendant l'accès à la nourriture plus compliqué donc plus long (ex : bouteille trouée, labyrinthe à fruits...). Cf photos

Nous avons essayé de faire en sorte que les compétences et les modifications que nous apportions soient pérennes. Nous avons donc, à la demande de la direction d'ASTI, organisé 3 réunions de formation (1h environ) avec l'équipe du centre pour transmettre les idées et sensibiliser les soigneurs.  Ces 3 moments formation/sensibilisation ont porté sur : 

  • l'aspect sanitaire de la gestion d'animaux sauvages en captivité (maladies contagieuses, zoonoses, règles basiques d'hygiène...),
  • l'aspect bien-être animal : pourquoi, quand et comment enrichir l'environnement des animaux d'ASTI,
  • les études coproscopiques sur les animaux sauvages : principales techniques et importance 

Nous avons été ravis de constater que, notamment du point de vue enrichissement, les soigneurs avaient pris le pli et regorgeaient d'idées.

La donation de la SNDA est dans sa totalité reversée à la clinique vétérinaire d'ASTI : elle servira à acheter du matériel de base selon une liste de priorités que nous avons établie avec l'équipe vétérinaire du centre. Celle-ci comprend entre autres :

  • un appareil à anesthésie gazeuse qui rendra toutes les interventions sur les animaux moins traumatisantes, tant physiquement que psychologiquement,
  • des médicaments permettant de lutter efficacement contre la douleur, absents pour l'instant,
  • un four à stériliser le matériel vétérinaire, réduisant considérablement les risques de transmission de maladies nosocomiales,
  • des puces électroniques permettant le suivi des animaux après leur relâcher,
  • une tondeuse électrique et une balance adaptée aux pesées des animaux sauvages, rendant le quotidien plus facile.

L'ensemble du matériel sera acheté d'occasion avant le 1er septembre (le temps qu'ASTI compare les différents fournisseurs). A celui-ci s'ajoute le matériel issu de dons que nous avons déjà apporté : un microscope optique et 4 optiques, un ouvrage de parasitologie, un guide pour les posologies médicamenteuses pour les animaux de faune sauvage, et l'ensemble du matériel de coprologie.

A côté de tout ça, nous avons participé au quotidien de l'association. Un moment fort : le relâcher d'un jeune léopard cat, Margo, dans une forêt protégée sur le volcan Salak.

N'hésitez pas à me recontacter pour plus de précisions! Merci encore pour votre aide.

Cordialement.

tigre indonésie

Pour voir les autres photos, cliquez ici !

 

Participation de la SNDA à la campagne "ALERTE", contre l’extension du centre de primatologie de Niederhausbergen, près de Strasbourg. Pétition à signer d’urgence.

12
34
56

NON à l’extension du centre de primatologie de Strasbourg.
NON à la détention de 1600 singes.

affiche extension primates

En partenariat avec PROANIMA, ETHIC SCIENCE et LSCV (Ligue Suisse Contre la Vivisection), la SNDA se mobilise contre cet “élevage” de lémuriens, tamarins, macaques et ouistitis). Doubler sa capacité de 800 à 1600 individus est aberrant aux plans écologique, médical, scientifique, économique et éthique.

Créé en 1978, sous le nom de Centre de Primatologie (CdP) de Strasbourg, aujourd’hui géré par la plateforme Silabe, il est l'un des plus importants centres de détention de primates en Europe, regroupant une douzaine d’espèces différentes. Les uns vivent en groupes dans des parcs extérieurs ; ils sont destinés à des études comportementales menées par des équipes de biologistes et éthologues du monde entier. Les autres sont enfermés dans des cages avec petites courettes extérieures qui leur servent de lieu de vie. Le sort de ces derniers est encore moins enviable : ils sont destinés aux labos d’expérimentation d’entreprises.

Nous demandons que les millions prévus pour l’extension du CdP soient engagés dans le développement de nouvelles méthodes de recherche, éthiques et pertinentes pour la santé publique.

Parallèlement à cette action, un tract ALERTE de 6 pages très complet a été distribué à plusieurs milliers d'exemplaires le 2 mai dernier, lors des journées Portes Ouvertes du Parlement Européen. Vous pouvez le télécharger ci-dessous ou demander des exemplaires au secrétariat de la SNDA, au 01 44 75 37 65.

> Lien vers le PDF du tract

Vous pouvez agir

Signez la pétition en ligne ou téléchargez-la sur l’un des sites partenaires.

> La pétition en PDF

Marche pour la fermeture de l’élevage de 1600 singes de Niederhausbergen, le samedi 16 mai 2015 à 14 heures, place Kléber à Strasbourg. En partance de Paris, l’association ANIMALSACE et l’association L214 organisent un voyage en car (aller et retour). Pour plus de détails : voir le site de PROANIMA (actualités point 3).

Lien vers les sites partenaires :

- PROANIMA http://www.proanima.fr/actualites-debut-de-notre-campagne-alerte_150.html

- LSCV (Ligue Suisse Contre la Vivisection) http://www.lscv.ch/

- ETHICSCIENCE http://co97474.wix.com/ethicscience

- Ecrivez à vos élus en joignant une copie de l'article paru dans "Télérama" (photo ci-dessous), tiré à plus de 600 000 exemplaires. Vous pouvez la télécharger en cliquant sur ce lien :

article telerama

 

Journal Dynamique 2014-2015

dynamique 2015

Le nouveau journal Dynamique est sorti, des exemplaires papier sont disponibles à la demande.

 

Contre la corrida Soutenons Jean-Pierre Garrigues

> Voir la pétition de la Convention Vie et Nature (CVN)

Manifestation de soutien : le 13 décembre 2014 à 14h, Place Joachim du Bellay, 75001 Paris.

 

Nouveau reportage-photo et compte-rendu de la brigade vétérinaire au Paraguay

Pour la deuxième année consécutive, le projet de brigade vétérinaire dans les quartiers défavorisés de la capitale du Paraguay (Asunción) a pu être mené à bien grâce à l’association paraguayenne Adoptame aidée par des étudiants de l’association Baylène de l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse, et grâce à la SNDA.

> Voir le reportage-photo

> Lire le compte-rendu

 

Des nouvelles de la mission Baylène de 2014 : inondations dans la ville d’Asunción

La mission va être quelque peut différente de l'an dernier, car le Paraguay fait actuellement face à des inondations historiques, notamment dans de nombreux quartiers de la capitale d’Asunción. Notre action devrait donc inclure du sauvetage d'animaux de zones inondées, mais en visant toujours l'objectif des 500 castrations. Ci-dessus quelques photos qui montrent la situation.

 

Trois urgences

1 - La SNDA vient en aide au refuge OAZA de l’association Respectons en Serbie

Plus d'infos en cliquant ici.

2 - Guadeloupe : massacres de chiens et chats

Réorientation des fonds publics pour la mise en place d'un programme de stérilisation massive sur l'ile.

Pour signer la pétition cliquez ici.

3 - Wonderpoule a besoin de vous

Signez la pétition de la PMAF : Dites STOP aux œufs de batterie dans la mayonnaise. http://petition.pmaf.org/p/benedicta/?canal=sitePMAF&utm_campaign=petition2013

 

Au secours des chiens et chats errants du Paraguay

Pour 2014, la SNDA renouvelle son soutien financier à Baylène  (l’association humanitaire de l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse :

Lien : baylene.wix.com/projet-paraguay#!lequipe-et-nos-partenaire/citr)

Nous sommes heureux de vous présenter la nouvelle équipe qui partira cet été comme l’été dernier au Paraguay pour capturer, stériliser, déparasiter des animaux errants dans les quartiers défavorisés d’Asunción et de son agglomération et par la même occasion sensibiliser la population.

Comme l’an passé, nous ne manquerons pas de vous tenir informés de l’évolution de cette mission (voir sur notre site dans la rubrique « campagnes » Paraguay pour la mission de 2013)

 

Lutte contre la tauromachie

La SNDA a participé au financement des affiches lors de la manifestation à Alès du 31 mai 2014 organisée par le CRAC europe (www.anticorrida.com)

 

Le Conseil Constitutionnel a jugé que l’exception tolérant la corrida dans les régions à tradition locale ininterrompue était compatible avec la loi française car « ces pratiques ne portent pas atteinte à des droits constitutionnels protégés ».

corrida

Si cette décision est cohérente avec les critères retenus par le Conseil Constitutionnel, elle ne prend pas en compte l’aspect éthique du sujet Il est des traditions qui honorent un pays et d’autres qui le déshonorent. Le progrès moral d’une société repose sur la faculté laissée aux citoyens de remettre en cause des traditions qui engendrent des injustices génératrices de souffrances morales, psychologiques et ou physiques.

Malgré sa pratique pluriséculaire, le recours à la « question » comme rouage essentiel du système judiciaire, a été aboli.

Aucun pays civilisé n’oserait défendre l’esclavage sous prétexte qu’il s’agit d’une coutume pluriséculaire, et les pays qui le tolèrent encore sur leur territoire se le voient reprocher par les instances internationales alors qu’il s’agit chez eux de « leur coutume ininterrompue ». Le bandage des pieds des Chinoises a perduré pendant des siècles et les pieds bandés ont fait l’objet de maints éloges poétiques. Ces pieds affreux à voir nus étaient cachés par de merveilleuses chaussures. La loi a finit par interdire la pratique et à sanctionner sévèrement les contrevenants des campagnes à priori hostiles à toute innovation venant des autorités centrales.

L’Inquisition, autre tradition séculaire a elle aussi disparu petit à petit, mais son abolition a laissé des nostalgiques tel le marquis de Villabianca qui regrettait en ces termes le nécessaire effacement des emblèmes de l’Inquisition sur la façade des palais : « Croix, fleurs de lys, épées et oliviers ; plus ne comptez, désormais n’êtes plus rien », pas un mot pour les victimes, au point de subtiliser comme souvenir un reste d’un condamné à mort…

Peut-être tout ceci semble n’avoir rien à voir avec les courses de taureaux car toutes ces traditions ont disparu avec le temps. Mais si les temps ont changé, si ces traditions ont été abolies, c’est parce que des hommes et des femmes ont lutté pou dénoncer les mœurs en vigueur à leur époque dès lors que ces traditions leur semblaient injustes. Quel que soit le pays, les injustices ont été dénoncées par des pionniers, quelle que soit l’époque, à contre courant des mœurs en vigueur ; jusqu’au moment ou le message a pu être compris, entendu par les gouvernants.

Baisse des fréquentations des arènes en Espagne

Entre 2007 et 2010, le nombre de corridas a baissé de 37 %. Et si en 2006 la chaine de télévision RTVE a renoncé à la retransmission des corridas, la raison en a été d’une part la baisse d’audience et d’autre part les droits de retransmission excessifs. Aujourd’hui certains défenseurs des corridas crient victoire parce que RTVE retransmet à nouveau les corridas, mais c’est aussi peut-être parce qu’il n’y a plus de droits de retransmission à payer… (Source : le Parisien du 06/09/2012)


Chroniques de la campagne

HORUS, UN AMOUR DE CHIEN

HORUS, UN AMOUR DE CHIEN

Tu faisais partie d'une famille de neuf animaux : cinq chats, un âne et deux chiens (ta mère et ton grand-père). Et puis ta maîtresse (passionnée d'égyptologie) s'est envolée au paradis des bonnes âmes, suite à un cancer. Il a fallu tous vous placer assez rapidement. Chacun a porté sa part de responsabilité. Et c'est toi, Horus, que j'ai accueilli chez moi. J'ai emmené ton grand-père, Ramsès, dans une association pour vieux chiens où il a eu une fin de vie heureuse.

Je ne peux rien contre le chagrin des décès et la difficile séparation des membres d'une famille animale. Tu m'adresses parfois des yeux pleins de nostalgie, Horus, qui me font songer que ton esprit part ailleurs, dans un passé proche. Et moi qui ai sauvé et adopté tant de bêtes maltraitées, je me rends compte que, contrairement à ce que l'on peut penser, un coeur à quatre pattes se remet plus aisément de ses souffrances physiques et psychologiques que de la perte d'un être aimé.

Et pourtant comme tu es épanoui, ici, avec nous tous. Tu es un excellent gardien qui n'hésite pas à grogner pour m'avertir d'un bruit suspect. Mes chats t'ont adoré dès la seconde où tu es apparu sur le pas de la porte. Ils se frottent à toi avec des élans d'amour démesurés. Tu ne manques jamais de m'accompagner dans la balade du matin, lorsque je vais nourrir les chats libres à l'autre bout du hameau. Tu guettes ton grand copain Taylor (Golden Retriever) qui appartient à mes amis et voisins anglais. Ce sont des galopades à vive allure et sans frein ! Vous pesez tous deux dans les 45 kg, mieux vaut éviter pour Anne et moi de nous trouver sur votre route...

Tu vivais dans une cour gazonnée, et je t'ai offert l'espace de mes champs et l'horizon des monts de Combraille. C'est la grande découverte quand nous descendons au fond de la vallée. Jimmy, mon autre chien (Fox de Bretagne) qui va sur ses 17 ans, t'ouvre une sente qu'il connaît bien. Une sente qui file au milieu d'une nature en bouquets de fougères, de bruyères et de genêts hérissés entre les pins. Nous avançons jusqu'à la rivière qui coule entre des berges de terre fauve.

Tu me fais sourire, Horus, avec ta peur de l'eau. Tu tends le museau vers le courant, suffoqué de voir Jimmy plongé dans les remous turbulents. Alors quoi, il est où ton sang de labrador, croisé certes, mais de labrador quand même ? Tu m'interroges du regard, penches la tête de droite à gauche, risques un ongle dans une vaguelette, et finis par te coller à ma jambe pour te rassurer. Le cri d'une buse au-dessus des bois d'un bleu ténébreux, te fait sursauter. Tu dois prendre confiance, mon Horus, ces bruits et ces silences de nature parlent leur langage à eux. Tu te familiariseras avec, tu verras. Mais prêtes attention à ces fourrés impénétrables qui cachent sur leurs rochers des vipères rouges. Elles sont assez nombreuses, cette année.

J'aurais aimé t'appeler Bosco, en hommage à l'écrivain. Tu n'as jamais voulu ! O.K., je respecte ! Tu pousses un énorme soupir quand je m'installe à ma table pour écrire. Au début de notre relation, tu t'impatientais de mon immobilité créatrice et cherchais à te sauver. Hors de question, Horus ! J'ai lancé un "non" catégorique qui t'a surpris, mais je ne me suis jamais mise en colère. J'ai confiance en ta sensibilité et ton intelligence. Tu as très vite compris. Des ondes indéfinissables nous unissaient déjà.
Tu auras trois ans en juin. Et nous avons, je l'espère, un grand pan de vie devant nous, la certitude de nous être fidèles dans les joies comme dans les peines. Tu es mon amour de chien, Horus. Nos cœurs se sont bien trouvés.



Danielle Chevalier
Villejaleix
Mai 2015

©Société Nationale pour la Défense des Animaux - Webdesign par DRIVSTER.fr