SNDA
Société Nationale pour la Défense des Animaux
"Au coeur de la dignité humaine, se trouve aussi la justice envers les animaux."
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A LA UNE

 

Des nouvelles de la mission Baylène de 2014 : inondations dans la ville d’Asunción

La mission va être quelque peut différente de l'an dernier, car le Paraguay fait actuellement face à des inondations historiques, notamment dans de nombreux quartiers de la capitale d’Asunción. Notre action devrait donc inclure du sauvetage d'animaux de zones inondées, mais en visant toujours l'objectif des 500 castrations. Ci-dessus quelques photos qui montrent la situation.

 

Trois urgences

1 - La SNDA vient en aide au refuge OAZA de l’association Respectons en Serbie

Plus d'infos en cliquant ici.

2 - Guadeloupe : massacres de chiens et chats

Réorientation des fonds publics pour la mise en place d'un programme de stérilisation massive sur l'ile.

Pour signer la pétition cliquez ici.

3 - Wonderpoule a besoin de vous

Signez la pétition de la PMAF : Dites STOP aux œufs de batterie dans la mayonnaise. http://petition.pmaf.org/p/benedicta/?canal=sitePMAF&utm_campaign=petition2013

Le Dynamique 2013

Le nouveau journal Dynamique est sorti, des exemplaires papier sont disponibles à la demande. Dans ce numéro : quelques sauvetages de l’été et de l’hiver 2013, pour lesquels la SNDA a voulu donner la parole à ceux qu’elle a soutenus, ceux qui aident les animaux au quotidien, ceux qui souffrent de leur souffrance et attendent désespérément qu’une association plus riche, plus influente, les aide. Le message de ce Dynamique est un message d’hommage aux humains qui font preuve d’humanité à l'égard des animaux.

Ce Dynamique n’est pas une compilation d’articles à la gloire des actions que mène la SNDA ; il se veut le reflet d’une association qui soulage, qui comprend, qui aide animaux et humains confondus, grâce à ses adhérents, grâce à ses donateurs.

 

Au secours des chiens et chats errants du Paraguay

Pour 2014, la SNDA renouvelle son soutien financier à Baylène  (l’association humanitaire de l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse :

Lien : baylene.wix.com/projet-paraguay#!lequipe-et-nos-partenaire/citr)

Nous sommes heureux de vous présenter la nouvelle équipe qui partira cet été comme l’été dernier au Paraguay pour capturer, stériliser, déparasiter des animaux errants dans les quartiers défavorisés d’Asunción et de son agglomération et par la même occasion sensibiliser la population.

Comme l’an passé, nous ne manquerons pas de vous tenir informés de l’évolution de cette mission (voir sur notre site dans la rubrique « campagnes » Paraguay pour la mission de 2013)

 

Lutte contre la tauromachie

La SNDA a participé au financement des affiches lors de la manifestation à Alès du 31 mai 2014 organisée par le CRAC europe (www.anticorrida.com)

 

Le Conseil Constitutionnel a jugé que l’exception tolérant la corrida dans les régions à tradition locale ininterrompue était compatible avec la loi française car « ces pratiques ne portent pas atteinte à des droits constitutionnels protégés ».

corrida

Si cette décision est cohérente avec les critères retenus par le Conseil Constitutionnel, elle ne prend pas en compte l’aspect éthique du sujet Il est des traditions qui honorent un pays et d’autres qui le déshonorent. Le progrès moral d’une société repose sur la faculté laissée aux citoyens de remettre en cause des traditions qui engendrent des injustices génératrices de souffrances morales, psychologiques et ou physiques.

Malgré sa pratique pluriséculaire, le recours à la « question » comme rouage essentiel du système judiciaire, a été aboli.

Aucun pays civilisé n’oserait défendre l’esclavage sous prétexte qu’il s’agit d’une coutume pluriséculaire, et les pays qui le tolèrent encore sur leur territoire se le voient reprocher par les instances internationales alors qu’il s’agit chez eux de « leur coutume ininterrompue ». Le bandage des pieds des Chinoises a perduré pendant des siècles et les pieds bandés ont fait l’objet de maints éloges poétiques. Ces pieds affreux à voir nus étaient cachés par de merveilleuses chaussures. La loi a finit par interdire la pratique et à sanctionner sévèrement les contrevenants des campagnes à priori hostiles à toute innovation venant des autorités centrales.

L’Inquisition, autre tradition séculaire a elle aussi disparu petit à petit, mais son abolition a laissé des nostalgiques tel le marquis de Villabianca qui regrettait en ces termes le nécessaire effacement des emblèmes de l’Inquisition sur la façade des palais : « Croix, fleurs de lys, épées et oliviers ; plus ne comptez, désormais n’êtes plus rien », pas un mot pour les victimes, au point de subtiliser comme souvenir un reste d’un condamné à mort…

Peut-être tout ceci semble n’avoir rien à voir avec les courses de taureaux car toutes ces traditions ont disparu avec le temps. Mais si les temps ont changé, si ces traditions ont été abolies, c’est parce que des hommes et des femmes ont lutté pou dénoncer les mœurs en vigueur à leur époque dès lors que ces traditions leur semblaient injustes. Quel que soit le pays, les injustices ont été dénoncées par des pionniers, quelle que soit l’époque, à contre courant des mœurs en vigueur ; jusqu’au moment ou le message a pu être compris, entendu par les gouvernants.

Baisse des fréquentations des arènes en Espagne

Entre 2007 et 2010, le nombre de corridas a baissé de 37 %. Et si en 2006 la chaine de télévision RTVE a renoncé à la retransmission des corridas, la raison en a été d’une part la baisse d’audience et d’autre part les droits de retransmission excessifs. Aujourd’hui certains défenseurs des corridas crient victoire parce que RTVE retransmet à nouveau les corridas, mais c’est aussi peut-être parce qu’il n’y a plus de droits de retransmission à payer… (Source : le Parisien du 06/09/2012)


Chroniques de la campagne

LE PRINTEMPS

LE PRINTEMPS

L’hiver a fini de montrer ses os et de râper les racines des chemins creux. Il s’en est allé vers les horizons lointains, emportant avec lui les rafales de vent qui gèlent les oreilles et le froid qui étrille la peau.
Le printemps force des épaules en peignant de couleurs le flanc des collines. Il se donne la permission de croire que son règne est arrivé. Tout est murmures dans la douceur de l’air. Tout est esprit de paix. On voit dès l’aube la vie changer de figure. Un bouvreuil et un chardonneret becquettent quelques graines jetées dans une cour par une paysanne. Le trèfle et le plantain envahissent les herbes des pâturages, bousculés à pas lourds par un paon qui dresse sa queue en éventail, sûr de sa beauté. Des lézards sortent de la fente des murailles. L’espace est plein de lumière et du parfum des lilas. Jusqu’où devra-t-il s’ouvrir, cet espace bleu, pour que l’été s’installe ? A combien d’heures ensoleillées répondra le printemps ? Il se prélasse, il a toute la saison pour lui. Il aime aussi ses soirées où les vieux parlent encore patois sur le pas des portes. Les derniers vieux du village, au teint buriné et aux mains noueuses. Il garde le goût des temps anciens, le printemps. Et le souvenir de ces enfants que nous étions, cousins et copains qui allions pêcher les écrevisses à la balance, sans comprendre le mal que nous faisions aux animaux. « Faites voir vos musettes, les tiots ? Ben, la table sera bien servie pour le dîner ! », complimentait l’oncle.
Le printemps force des épaules avec des rires dans la gorge. Il donne du bonheur au pays de Combraille. Des mouches bleues mitraillent le cul des bœufs qui les chassent en se frottant contre le tronc d’un chêne. Des abeilles au vol doré se cognent aux carreaux des fenêtres. Une chèvre broute en bord de chemin, la barbiche tremblante, l’œil malicieux. A l’ombre d’une grange, une poule a creusé son nid dans la poussière pour y couver ses œufs.
Allez, le printemps, carillonne, débarrasse les fonds boisés des nuées qui s’attardent. Et laisse lentement, sans jalousie, venir l’été dans le frémissement des champs de blé.

Avril-mai 2014

Danielle Chevalier
Villejaleix
03420 St-Fargeol

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