SNDA
Société Nationale pour la Défense des Animaux
"Au coeur de la dignité humaine, se trouve aussi la justice envers les animaux."
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A LA UNE

Je suis Charlie En hommage aux morts victimes des barbares.

> Site de CRAC Europe

 

Contre la corrida Soutenons Jean-Pierre Garrigues

> Voir la pétition de la Convention Vie et Nature (CVN)

Manifestation de soutien : le 13 décembre 2014 à 14h, Place Joachim du Bellay, 75001 Paris.

 

Nouveau reportage-photo et compte-rendu de la brigade vétérinaire au Paraguay

Pour la deuxième année consécutive, le projet de brigade vétérinaire dans les quartiers défavorisés de la capitale du Paraguay (Asunción) a pu être mené à bien grâce à l’association paraguayenne Adoptame aidée par des étudiants de l’association Baylène de l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse, et grâce à la SNDA.

> Voir le reportage-photo

> Lire le compte-rendu

 

Manifestation pour la fermeture de l’élevage de Visons d’Emagny

A Besançon, samedi 11 octobre 2014 à partir de midi, place de la mairie. Manifestation organisée par l’association Combactive et soutenue par la SNDA.

Détail de la manifestation : www.combactive.fr/emagny/

Détail sur l’élevage d’Emagny : www.emagny-elevage-visons.fr


Des nouvelles de la mission Baylène de 2014 : inondations dans la ville d’Asunción

La mission va être quelque peut différente de l'an dernier, car le Paraguay fait actuellement face à des inondations historiques, notamment dans de nombreux quartiers de la capitale d’Asunción. Notre action devrait donc inclure du sauvetage d'animaux de zones inondées, mais en visant toujours l'objectif des 500 castrations. Ci-dessus quelques photos qui montrent la situation.


 

Trois urgences

1 - La SNDA vient en aide au refuge OAZA de l’association Respectons en Serbie

Plus d'infos en cliquant ici.

2 - Guadeloupe : massacres de chiens et chats

Réorientation des fonds publics pour la mise en place d'un programme de stérilisation massive sur l'ile.

Pour signer la pétition cliquez ici.

3 - Wonderpoule a besoin de vous

Signez la pétition de la PMAF : Dites STOP aux œufs de batterie dans la mayonnaise. http://petition.pmaf.org/p/benedicta/?canal=sitePMAF&utm_campaign=petition2013

Le Dynamique 2013

Le nouveau journal Dynamique est sorti, des exemplaires papier sont disponibles à la demande. Dans ce numéro : quelques sauvetages de l’été et de l’hiver 2013, pour lesquels la SNDA a voulu donner la parole à ceux qu’elle a soutenus, ceux qui aident les animaux au quotidien, ceux qui souffrent de leur souffrance et attendent désespérément qu’une association plus riche, plus influente, les aide. Le message de ce Dynamique est un message d’hommage aux humains qui font preuve d’humanité à l'égard des animaux.

Ce Dynamique n’est pas une compilation d’articles à la gloire des actions que mène la SNDA ; il se veut le reflet d’une association qui soulage, qui comprend, qui aide animaux et humains confondus, grâce à ses adhérents, grâce à ses donateurs.


Au secours des chiens et chats errants du Paraguay

Pour 2014, la SNDA renouvelle son soutien financier à Baylène  (l’association humanitaire de l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse :

Lien : baylene.wix.com/projet-paraguay#!lequipe-et-nos-partenaire/citr)

Nous sommes heureux de vous présenter la nouvelle équipe qui partira cet été comme l’été dernier au Paraguay pour capturer, stériliser, déparasiter des animaux errants dans les quartiers défavorisés d’Asunción et de son agglomération et par la même occasion sensibiliser la population.

Comme l’an passé, nous ne manquerons pas de vous tenir informés de l’évolution de cette mission (voir sur notre site dans la rubrique « campagnes » Paraguay pour la mission de 2013)


Lutte contre la tauromachie

La SNDA a participé au financement des affiches lors de la manifestation à Alès du 31 mai 2014 organisée par le CRAC europe (www.anticorrida.com)

 

Le Conseil Constitutionnel a jugé que l’exception tolérant la corrida dans les régions à tradition locale ininterrompue était compatible avec la loi française car « ces pratiques ne portent pas atteinte à des droits constitutionnels protégés ».

corrida

Si cette décision est cohérente avec les critères retenus par le Conseil Constitutionnel, elle ne prend pas en compte l’aspect éthique du sujet Il est des traditions qui honorent un pays et d’autres qui le déshonorent. Le progrès moral d’une société repose sur la faculté laissée aux citoyens de remettre en cause des traditions qui engendrent des injustices génératrices de souffrances morales, psychologiques et ou physiques.

Malgré sa pratique pluriséculaire, le recours à la « question » comme rouage essentiel du système judiciaire, a été aboli.

Aucun pays civilisé n’oserait défendre l’esclavage sous prétexte qu’il s’agit d’une coutume pluriséculaire, et les pays qui le tolèrent encore sur leur territoire se le voient reprocher par les instances internationales alors qu’il s’agit chez eux de « leur coutume ininterrompue ». Le bandage des pieds des Chinoises a perduré pendant des siècles et les pieds bandés ont fait l’objet de maints éloges poétiques. Ces pieds affreux à voir nus étaient cachés par de merveilleuses chaussures. La loi a finit par interdire la pratique et à sanctionner sévèrement les contrevenants des campagnes à priori hostiles à toute innovation venant des autorités centrales.

L’Inquisition, autre tradition séculaire a elle aussi disparu petit à petit, mais son abolition a laissé des nostalgiques tel le marquis de Villabianca qui regrettait en ces termes le nécessaire effacement des emblèmes de l’Inquisition sur la façade des palais : « Croix, fleurs de lys, épées et oliviers ; plus ne comptez, désormais n’êtes plus rien », pas un mot pour les victimes, au point de subtiliser comme souvenir un reste d’un condamné à mort…

Peut-être tout ceci semble n’avoir rien à voir avec les courses de taureaux car toutes ces traditions ont disparu avec le temps. Mais si les temps ont changé, si ces traditions ont été abolies, c’est parce que des hommes et des femmes ont lutté pou dénoncer les mœurs en vigueur à leur époque dès lors que ces traditions leur semblaient injustes. Quel que soit le pays, les injustices ont été dénoncées par des pionniers, quelle que soit l’époque, à contre courant des mœurs en vigueur ; jusqu’au moment ou le message a pu être compris, entendu par les gouvernants.

Baisse des fréquentations des arènes en Espagne

Entre 2007 et 2010, le nombre de corridas a baissé de 37 %. Et si en 2006 la chaine de télévision RTVE a renoncé à la retransmission des corridas, la raison en a été d’une part la baisse d’audience et d’autre part les droits de retransmission excessifs. Aujourd’hui certains défenseurs des corridas crient victoire parce que RTVE retransmet à nouveau les corridas, mais c’est aussi peut-être parce qu’il n’y a plus de droits de retransmission à payer… (Source : le Parisien du 06/09/2012)


Chroniques de la campagne

DES ANIMAUX ET DES HOMMES DANS LES ANNEES 60

DES ANIMAUX ET DES HOMMES DANS LES ANNEES 60

Une petite génisse frisée vient de voir le jour dans l’ombre de l’étable. Sa mère lèche sa robe blanche pour la sécher et la cajoler avec des clignements d’yeux. C’est la cinquième naissance de la belle Thorette. Et c’est encore une fille.

Déjà la génisse se donne des airs dégagés. Des airs de grande en cherchant les tétines de sa mère. Elle en saisit une gonflée d’un lait mousseux. Elle est goulue, rassasiée en peu de temps. Et fière des paroles du paysan qui a aidé à la mise bas. La phrase fait écho de cour en cour : « La Thorette a une suite ». A cette époque, il est important de compter une bête de plus dans le troupeau. Chacun s’en réjouit. L’homme et l’animal sont proches et communiquent par petits signes.

La semaine paraît longue à la mère qui a hâte de gambader avec les autres dans les prés. Elle est pressée de montrer à son enfant le pays tout en montées et en descentes, qui cohabite avec l’azur blanchissant de l’été.

Enfin les voilà lâchées ! La petite, nommée Victouère (Victoire) découvre le vent dans ses oreilles, les côtes de genêts, l’herbe des champs et les pies qui jacassent en haut des sapins. « C’est quoi, ces bestioles ? », demande Victouère qui s’étonne de tout.

Trois mois de plein air avant de retrouver l’étable pour l’hiver. Novembre s’habille d’un gris immobile. Plus de grillons. Des roulements d’eaux. Des nuits traversées de souffles froids qui s’entremêlent. Merles et grives ne trouvent plus nourriture à se mettre dans le bec. On entend sur les côtes le grincement des tombereaux de fumier. Brrr… il est temps de se mettre au chaud. Le patron paysan distribue le foin dans les mangeoires, et flatte la croupe de ses bêtes.
Le village est noyé de brumes. C’est le réveillon de Noël. A la ferme, on attise le feu dans la grosse cuisinière en fonte. Les femmes sont occupées à la vaisselle. On s’apprête à partir pour la messe de minuit, emmitouflés dans les paletots et les écharpes en laine. On réveillonnera en rentrant. C’est la coutume. Boudins, cochonnailles, dindes, vin chaud et bûches à la crème attendent en cuisine.

Dans l’étable, la fête aussi se prépare. Mais c’est uniquement une histoire de famille animale. Entre onze heures et minuit, une légende veut que les bêtes parlent entre elles dans le plus grand secret. La petite génisse vit cela pour la première fois. La Thorette connaît plein d’histoires de sorcières. A en faire frémir l’étable entière ! Victouère se serre contre le flanc de sa mère en remuant sa longue queue. C’est ainsi, chez les petits des animaux, que l’on entre dans le monde adulte.

Je dédie cette chronique à Annie-Stone qui aime particulièrement les histoires du terroir.


Danielle Chevalier
Le 15 décembre 2014
Villejaleix

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