SNDA
Société Nationale pour la Défense des Animaux
"Au coeur de la dignité humaine, se trouve aussi la justice envers les animaux."
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Une aventure extraordinaire à voir à partir du 4 janvier 2017

LA VALLEE DES LOUPS

Un film de Jean-Michel Bertrand

vallée des loups

Synopsis : Il existe encore aujourd’hui en France des territoires secrets. Ce film est une quête personnelle, l’histoire d’un pari fou tenté par un passionné rêveur, un anti héros capable de briser toutes les barrières pour parvenir à son but : rencontrer des loups sauvages dans leur milieu naturel. Après trois années passées sur le terrain à bivouaquer en pleine nature par n’importe quel temps, le réalisateur parvient à remonter la piste des loups. Petit à petit, il observe, se rapproche et finit par se faire accepter par la meute. Contre toute attente les prédateurs magnifiques offrent alors un peu de leur intimité à ce drôle de personnage. Mais le film pose aussi la question des limites de cette intimité.

Bande-annonce sur le site de Pathé ici

 

Colloque sur le bien-être animal

colloque animal

Enfin un colloque qui met en lumière le rôle essentiel que la compassion pour les animaux peut jouer dans la construction d’un monde « de justice et de paix ». C’est la raison pour laquelle la SNDA, sollicitée par les organisateurs, n’a pas hésité à contribuer au financement de ce colloque.

Le colloque « Le bien-être animal, un enjeu de justice et de paix » a eu lieu le samedi 22 octobre, à la Paroisse Saint Matthieu à Strasbourg. Le colloque émane du réseau œcuménique « justice, paix et sauvegarde de la création ». 150 personnes se sont réunies, à l’écoute de discours d’éthique, de philosophe et de foi chrétienne.

Tous, et les organisateurs en premier, ont souhaité que ce colloque ait une suite. C’est pourquoi ils diffusent un texte d’engagement disponible ici : la première page parle de l’animal et de l’enjeu de justice et paix, la deuxième traduit cette approche éthique et spirituelle en un appel aux professionnels et décideurs : sortez de la soumission à un système où l’aspect économique et la compétitivité tendent à justifier les entorses quotidiennes, illégales et légales, au respect, et mettez-vous autour d’une table…

Le colloque a été enregistré et est disponible sur YouTube :

Sébastien ARSAC - Pour en finir avec l’enfermement, la mutilation et autres dommages causés aux animaux d’élevage.

Jenny LITZELMANN - Albert Schweitzer et le paradigme de la rupture entre l’Homme et l’Animal.

Corine PELLUCHON - Politiser la question animale, penser la justice envers les animaux et reformuler les finalités du politique.

David CHAUVET - « Personnalité anthropomorphique ou personnalité technique des animaux ?

Frère Bernard DUREL - Analyses et propositions chrétiennes poursortir de la crise profonde qui endeuille lesrelations entre les vivants de la terre

Table ronde - Le bien-être animal, un enjeu de justice et de paix

Ce colloque est né de l’intime conviction que l’on ne peut accéder à la paix, ni en soi, ni entre les hommes quand on mène une guerre impitoyable à la nature et aux animaux. Il est engagé dans une utopie réaliste de justice et de paix pour tous les vivants de la terre.

Tout a commencé en 2002.

2002 : débat sur « l’incompréhensible silence de l’église chrétienne face à la souffrance animale.

2007 : le réseau JPSC Alsace Moselle Intégrait cette souffrance dans les sujets qui interpellent les églises, et qui sont, non seulement des enjeux écologiques mais aussi des enjeux de paix et de justice : la valeur intrinsèque de la Création, le principe du respect de la vie sous toutes ses formes, humaine, animale et végétale, qui consiste en une manière d’être portée par l’amour, l’émerveillement et la louange sont inscrits dans la charte.

2016 : le colloque « le bien-être animal, un enjeu de justice et de paix »  accueilli dans une église, l’église protestant Saint Mathieu.

Le programme

Sébastien Arsac (L-214) introduit le sujet en présentant les réalités du monde de l’élevage. Transformés en objets, soumis aux diktats des contraintes technico économiques. Il conclut en identifiant des pistes alternatives à ce modèle agricole et alimentaire actuel pour envisager une société plus juste et plus empathique. Lien vers la vidéo ici.

Jenny Litzelmann analyse la remise en question de la frontière entre l’Homme et l’Animal, à travers l’éthologie, la philosophie et la pensée d’Albert Schweitzer. Lien vers la vidéo ici.

Corine Pelluchon souligne qu’une remise en cause de notre relation à l’autre non humain implique et donc nécessite des « changements institutionnels et culturels pour promouvoir une société plus juste où les animaux ne sont pas de simples moyens au service des fins humaines ». Lien vers la vidéo ici.

David Chauvet, juriste, intervient sur le problème du statut des animaux en droit. Lien vers la vidéo ici.

Le frère Bernard Durel aborde les analyses et les propositions de l’encyclique Laudato si, celles de l’auteur chrétien orthodoxe, Michel Maxime Egger et la nature de la compassion étendue à la terre entière. Lien vers la vidéo ici.

Les intervenants de la table ronde (lien vers la vidéo ici) ont exposé en cinq minutes, contraintes de temps obligent, des points indispensables : l’interdépendance Homme Animal, construite au cours de l’évolution, par Jean Claude Gall, les racines chrétiennes de la non-violence, par Frédéric Rognon, les raisons et les difficultés des chrétiens pour s’engager dans la protection animale, par Estela Torrès et Mgr Raphaël Steck, la nécessité de faire céder les contraintes technico-économiques opposées au bien-être animal, par Anne Vonesch.

Conclusion : un texte d’engagement. Pourquoi ? Comme l’a dit Madame Jacqueline Berthon : Si l’interdépendance des vivants se manifeste douloureusement dans la réversibilité de la violence elle se manifeste aussi pour notre bonheur dans la réversibilité de la bienveillance et de l’empathie. La présence bienfaisante des animaux apaise, construit, répare en chacun de nous, et maintenant dans les hôpitaux psychiatriques, les maisons de retraite, les prisons, la sauvegarde de jeunes en difficulté, la mise en confiance des handicapés.

Pour nous sauver et sauver le monde ne sommes-nous pas appelés à une révolution des mentalités, une révision profonde de nos manières de voir, de penser et d’être… à un réenchantement de la vie compris par Pierre Rabhi comme les conditions pour les changements nécessaires de nos modes de vie.

Lien vers le texte d’engagement (en version PDF) ici.


Création du collectif AnimalPolitique

animalpolitique

AnimalPolitique a été fondé par 26 organisations de protection animale suite à des rencontres organisées pour répondre au décalage entre la préoccupation croissante des citoyens pour les animaux et l’engagement insuffisant des politiques.

Les membres : Alliance Anticorrida, Antidote Europe, ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages), Association Stéphane Lamart, C’est Assez !, CIWF France (Compassion In World Farming), CNSPA (Confédération Nationale des SPA de France – Défense de l’Animal), Code animal, CRAC Europe (Comité Radicalement Anti Corrida), FLAC (Fédération des Luttes pour l’Abolition des Corridas), Fondation Assistance aux Animaux, LFDA (La Fondation Droit Animal, éthique et sciences), Fondation Brigitte Bardot, Fondation 30 millions d’amis, FUDA, IFAW France (Fonds international pour la protection des animaux), L214, OABA (Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs), One Voice, PETA France (People for the Ethical Treatment of Animals), Pro Anima, Sea Shepherd, SNDA (Société Nationale pour la Défense des Animaux), la SPA (la Société Protectrice des Animaux), 269 Life France, WELFARM.

Objectif : contribuer, à travers 30 propositions :

  • Concrètes

  • Réalistes

  • Immédiatement applicables

à imposer la question animale au cœur des préoccupations des politiques françaises.

Premiers résultats : colloque du 2 juin 2016, Manifeste 2016, AnimalPolitique (30 propositions), conférence de presse du 22/11/2016.

Lien avec le site AnimalPolitique : Vous y trouverez : le Manifeste, les 30 propositions, ainsi qu'une feuille de soutien.

http://www.animalpolitique.com/


Journal Dynamique 2016

dynamique

Le nouveau journal Dynamique est sorti, des exemplaires papier sont disponibles à la demande au secrétariat de la SNDA.



Le Conseil d’Etat confirme la radiation de la corrida du patrimoine culturel immatériel de la France, suite à la décision de la Cour administrative d’Appel de Paris :

« La décision d’inscription de la corrida à l’inventaire du Patrimoine Culturel Immatériel de la France doit être regardé comme ayant été abrogée. »

Visitez le site du CRAC pour obtenir toutes les informations : http://www.anticorrida.com/actu/corrida-radiee-patrimoine-culturel-francais-conseil-detat-confirme/

Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur le dessous des corridas, la SNDA vous conseille le livre de Roger Lahana et Anna Galore, préfacé par Jean-Pierre Garrigues : « Corridas la honte » aux éditions du Puy du Roulle.

livre corrida la honte

 


Nouvelle mission d’une brigade vétérinaire pour le Paraguay soutenue par la SNDA

paraguay

Pour la quatrième année consécutive, une brigade vétérinaire part s’occuper des animaux des quartiers défavorisés d’Asunción grâce à des élèves de l’école nationale vétérinaire de Toulouse, à l’association Adoptame ainsi qu’au financement de la Société Nationale pour la Défense des Animaux, de France Vétérinaire International, du Crédit Mutuel et de donateurs privés.

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La nouvelle brigade 2016 au complet.

Le but de cette brigade est de permettre la réalisation de stérilisations - castrations mais également d’améliorer les conditions sanitaires liées aux animaux en mettant en place une campagne de vaccination antirabique soutenue par la mairie et en déparasitant les animaux.

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La brigade et l’association Adoptame ont eu l'honneur d'une visite de l'ambassadeur de France au Paraguay, qui en a profité pour visiter les locaux.


Participation de la SNDA à la campagne "ALERTE", contre l’extension du centre de primatologie de Niederhausbergen, près de Strasbourg. Pétition à signer d’urgence.

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NON à l’extension du centre de primatologie de Strasbourg.
NON à la détention de 1600 singes.

affiche extension primates

En partenariat avec PROANIMA, ETHIC SCIENCE et LSCV (Ligue Suisse Contre la Vivisection), la SNDA se mobilise contre cet “élevage” de lémuriens, tamarins, macaques et ouistitis). Doubler sa capacité de 800 à 1600 individus est aberrant aux plans écologique, médical, scientifique, économique et éthique.

Créé en 1978, sous le nom de Centre de Primatologie (CdP) de Strasbourg, aujourd’hui géré par la plateforme Silabe, il est l'un des plus importants centres de détention de primates en Europe, regroupant une douzaine d’espèces différentes. Les uns vivent en groupes dans des parcs extérieurs ; ils sont destinés à des études comportementales menées par des équipes de biologistes et éthologues du monde entier. Les autres sont enfermés dans des cages avec petites courettes extérieures qui leur servent de lieu de vie. Le sort de ces derniers est encore moins enviable : ils sont destinés aux labos d’expérimentation d’entreprises.

Nous demandons que les millions prévus pour l’extension du CdP soient engagés dans le développement de nouvelles méthodes de recherche, éthiques et pertinentes pour la santé publique.

Parallèlement à cette action, un tract ALERTE de 6 pages très complet a été distribué à plusieurs milliers d'exemplaires le 2 mai dernier, lors des journées Portes Ouvertes du Parlement Européen. Vous pouvez le télécharger ci-dessous ou demander des exemplaires au secrétariat de la SNDA, au 01 44 75 37 65.

> Lien vers le PDF du tract

Vous pouvez agir

Signez la pétition en ligne ou téléchargez-la sur l’un des sites partenaires.

> La pétition en PDF

Lien vers les sites partenaires :

- PROANIMA http://www.proanima.fr/actualites-debut-de-notre-campagne-alerte_150.html

- LSCV (Ligue Suisse Contre la Vivisection) http://www.lscv.ch/

- ETHICSCIENCE http://co97474.wix.com/ethicscience

- Ecrivez à vos élus en joignant une copie de l'article paru dans "Télérama" (photo ci-dessous), tiré à plus de 600 000 exemplaires. Vous pouvez la télécharger en cliquant sur ce lien :

article telerama


Combats de coqs, Conseil Constitutionnel, avis sur QPC : l’interdiction de construction de nouveaux gallodromes, confirmée.

coq

« Dans la notion fondamentale du bien et du mal, dire que le mal doit persister parce que l’habitude en a été prise, constitue une donnée susceptible de conduire loin pour peu qu’elle crée un précédent quant à la conception même de droit qui a cependant pour l’un de ses objets essentiels de protéger la société contre ce qui est inhumain ou asocial » (déclaration du sénateur Georges Rougeron le 07/11/1963 lors des débats au Sénat sur la loi 64-690 du 08/07/1964).

Contexte : le Conseil Constitutionnel a été saisi d’une QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité) déposée par deux Réunionnais poursuivis en justice pour avoir ouvert mi 2012 un nouveau gallodrome.

L'article 521-1 du Code pénal qui autorise des combats de coqs là où une tradition locale ininterrompue peut être invoquée et « interdit de créer de nouveaux gallodromes » était contesté car créant une discrimination de traitement entre deux traditions, les courses de taureaux d'une part pour lesquelles la construction d'arènes n'est pas interdite et les combats de coqs ...,

L'avis du Conseil Constitutionnel (en date du 30 07 2015, rendu public le 31 07 2015) confirme l’interdiction de construire de nouveaux gallodromes :

Point 4 de l’avis : Considérant que si le législateur a entendu, tant pour les courses de taureaux que pour les combats de coqs, fonder l'exclusion de responsabilité pénale sur l'existence d'une tradition ininterrompue, il s'agit toutefois de pratiques distinctes par leur nature ; qu'il ressort des travaux préparatoires de la loi du 8 juillet 1964 susvisée que le législateur a entendu encadrer plus strictement l'exclusion de responsabilité pénale pour les combats de coqs afin d'accompagner et de favoriser l'extinction de ces pratiques ; qu'en interdisant la création de nouveaux gallodromes, le législateur a traité différemment des situations différentes ; que la différence de traitement qui résulte de l'incrimination de toute création d'un nouveau gallodrome est en rapport direct avec l'objet de la loi qui l'établit ; que par suite, le grief tiré d'une atteinte au principe d'égalité devant la loi doit être écarté ;

  Point 5. Considérant que les dispositions contestées ne méconnaissent aucun autre droit ou liberté que la Constitution garantit ; qu'elles doivent être déclarées conformes à la Constitution,

 D É C I D E : 

Article 1er.- Le huitième alinéa de l'article 521-1 du code pénal est conforme à la Constitution.  Article 2.- La présente décision sera publiée au Journal officiel de la République française et notifiée dans les conditions prévues à l'article 23-11 de l'ordonnance du 7 novembre 1958 susvisée.
http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2015/2015-477-qpc/decision-n-2015-477-qpc-du-31-juillet-2015.144222.html

De quoi parle-t-on lorsqu’on parle de combats de coqs ?

La tradition des combats de coqs remonte à l’Antiquité, mais est-elle justifiée pour autant ?

Non, car la tradition est cruelle.

Il y a d’abord le combat qui fait s’affronter deux coqs dont aucun n’a la possibilité d’échapper aux blessures de l’autre, comme cela se produirait dans la nature où le plus faible reconnaît sa défaite en sortant du champ d’action de son adversaire. Là, le vaincu meurt, plus ou moins rapidement, pendant ou après le combat.

Ensuite il y a les traitements préalables subis par les coqs :

  • d’une part il ne faut pas que le coq prête trop prise aux attaques de l’adversaire : les crêtes, les barbillons et les oreillons sont coupés (sans anesthésie évidemment)

  • d’autre part il faut que le coq soit « mieux armé » qu’avec les ergots dont la nature l'a pourvu, les ergots sont donc sciés (à vif) et remplacés par une longue aiguille d’environ 52mm, droite, fixée sur les moignons au moment du combat par une douille et un cuir.

Dans les pays chauds, les plumes du cou, du ventre et des cuisses sont coupées à ras de la peau, pour diminuer l’échauffement des coqs et aussi pour faciliter les soins, lorsque l’animal est sorti vivant du combat...

Pour couronner le tout, les coqs peuvent être nourris au chanvre, pour les « exciter », ou on peut aussi leur faire boire un mélange d’alcool à 90° et d’une drogue, pour les rendre plus « courageux ».

Indéniablement, la coutume est cruelle, d’où le souhait exprimé par le législateur lors du vote tolérant les combats de coqs, d'une part de limiter les combats aux régions où elle est déjà implantée et d'autre part de contribuer à voir disparaître la coutume à terme en interdisant la construction de nouveaux gallodromes.

 

L’avenir, vers l’abolition

Un seul objectif : obtenir l’interdiction des combats de coqs en :

  • veillant à ce que de nouveaux gallodromes ne soient pas construits

  • obtenant de l’Etat qu’il veille au respect de la règlementation relative aux paris

  • signant la pétition nationale adressée au Président de la République réclamant l’abolition des combats de coqs

Pas de nouveaux gallodromes, rôle de l’Etat et rôle des associations

L’impératif d’interdiction de nouveaux gallodromes implique l’existence d’une liste officielle nationale des gallodromes existants. Or aujourd’hui, si les préfectures des départements concernés disposent de ces données, il n'existe pas de liste nationale publiée et régulièrement mise à jour par le Ministère de l’Agriculture ou le Ministère de l’Extérieur n’existe pas.

Du côté des associations locales, elles se manifestent souvent pour obtenir l’interdiction de certains combats parcequ'il s'agit, soit de nouveaux gallodromes dans les régions à tradition, soit de nouveaux gallodromes dans des régions exclues de la tradition, soit parce que les procédures réglementaires avant le spectacle n'ont pas été respectées. Cause Animale Nord, soutenue par la Fondation BrigitteBardot a ainsi obtenu l’annulation d’un combat à Gondecourt (Pas de Calais) en février 2015.A Laventie (Pas-de-Calais) la mairie a renoncé à organiser un combat de coqs du fait de l’action des associations de défense des animaux, Oscar et Pilitte (https://www.facebook.com/pages/...Oscar-et-Pilitte/120858317979232) notamment qui avait annoncé qu’elle allait porter plainte contre la commune de Laventie pour « organisation d’une manifestation non conforme à la loi de juillet 1984 » (défaut de délivrance d’un arrêté de la préfecture autorisant un rassemblement de coqs suite à des contrôles sanitaires) et « cruauté envers animaux ».A Toulouse, région hors des régions à tradition de combats de coqs, un gallodrome illégal, luxueux, fonctionnant depuis 3-4 ans a fait l’objet d’une intervention des autorités, 13 coqs ont été saisis et confiés à la SPA.

 

Le respect de la réglementation des paris

La pratique des paris lors des combats de coqs constitue l’un des attraits de cette tradition, or, elle est hors la loi.

En effet, les jeux et paris sont régis par les dispositions de la loi du 21 Mai 1836, modifiée, qui n’autorise l’organisation de jeux de hasard que dans le cadre d’activités de bienfaisance. La loi n°83-628 du 12 juillet 1983 interdit les jeux de hasard et sanctionne les infractions par des peines de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.

Encore faudrait-il que les services de l’Etat engagent des campagnes régulières systématiques contre ces paris qui sont le point faible du système des combats de coqs. Dans le cas de Toulouse les responsables du gallodromes illicite ont été poursuivis pour « organisation de paris illicite », création d’un gallodrome illicite, et, évidemment acte de cruauté et torture envers des animaux (les actes ayant eu lieu hors « zone à tradition »).

La pétition en ligne

Cause Animale Nord a lancé une pétition nationale adressée au Président de la République pour demander l’abolition des combats de coqs.

http://www.mesopinions.com/petition/animaux/stop-aux-combats-coqs/13875/page2

Quelques chiffres

Selon France 3, la fédération du Nord rassemble 2000 adhérents, chiffre à pondérer car environ 40% des adhérents sont belges (la Belgique a interdit les combats de coqs depuis 1929).

On ne dispose pas de chiffres pour les départements d’outre-mer.

Et surtout, combien de coqs sont ainsi sacrifiés par an sur tout le territoire français ? On l’estime à

45 000 coqs par an.

Rappel des articles concernés du Code pénal et du Code rural :

Article R654-1 du Code pénal

Hors le cas prévu par l'article 511-1, le fait, sans nécessité, publiquement ou non, d'exercer volontairement des mauvais traitements envers un animal domestique ou apprivoisé ou tenu en captivité est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 4e classe.

En cas de condamnation du propriétaire de l'animal ou si le propriétaire est inconnu, le tribunal peut décider de remettre l'animal à une œuvre de protection animale reconnue d'utilité publique ou déclarée, laquelle pourra librement en disposer.

Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Elles ne sont pas non plus applicables aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie.

NOTA : 

Le II de l'article 9 de la loi n° 94-653 du 29 juillet 1994 relative au respect du corps humain transfère les dispositions de l'article 511-1 du code pénal sous celles de l'article 521-1 du même code.

Article 521-1 du Code pénal

Le fait, publiquement ou non, d'exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende.

En cas de condamnation du propriétaire de l'animal ou si le propriétaire est inconnu, le tribunal statue sur le sort de l'animal, qu'il ait été ou non placé au cours de la procédure judiciaire. Le tribunal peut prononcer la confiscation de l'animal et prévoir qu'il sera remis à une fondation ou à une association de protection animale reconnue d'utilité publique ou déclarée, qui pourra librement en disposer.

Les personnes physiques coupables des infractions prévues au présent article encourent également les peines complémentaires d'interdiction, à titre définitif ou non, de détenir un animal et d'exercer, pour une durée de cinq ans au plus, une activité professionnelle ou sociale dès lors que les facilités que procure cette activité ont été sciemment utilisées pour préparer ou commettre l'infraction. Cette interdiction n'est toutefois pas applicable à l'exercice d'un mandat électif ou de responsabilités syndicales.

Les personnes morales, déclarées pénalement responsables dans les conditions prévues à l'article 121-2 du code pénal, encourent les peines suivantes :

- l'amende suivant les modalités prévues à l'article 131-38 du code pénal ;

- les peines prévues aux 2°, 4°, 7°, 8° et 9° de l'article 131-39 du code pénal.

Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Elles ne sont pas non plus applicables aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie.

Est punie des peines prévues au présent article toute création d'un nouveau gallodrome.

Est également puni des mêmes peines l'abandon d'un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité, à l'exception des animaux destinés au repeuplement.

Article L215-6 du Code rural

Ainsi qu'il est dit à l'article 521-1 du code pénal ci-après reproduit :

"Le fait, publiquement ou non, d'exercer des sévices graves ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende.

"A titre de peine complémentaire, le tribunal peut interdire la détention d'un animal, à titre définitif ou non.

"Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Elles ne sont pas non plus applicables aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie.

"Est punie des peines prévues au premier alinéa toute création d'un nouveau gallodrome.

"Est également puni des mêmes peines l'abandon d'un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité, à l'exception des animaux destinés au repeuplement".


Lutte contre la tauromachie

La SNDA a participé au financement des affiches lors de la manifestation à Alès du 31 mai 2014 organisée par le CRAC europe (www.anticorrida.com)

corrida

Si cette décision est cohérente avec les critères retenus par le Conseil Constitutionnel, elle ne prend pas en compte l’aspect éthique du sujet Il est des traditions qui honorent un pays et d’autres qui le déshonorent. Le progrès moral d’une société repose sur la faculté laissée aux citoyens de remettre en cause des traditions qui engendrent des injustices génératrices de souffrances morales, psychologiques et ou physiques.

Malgré sa pratique pluriséculaire, le recours à la « question » comme rouage essentiel du système judiciaire, a été aboli.

Aucun pays civilisé n’oserait défendre l’esclavage sous prétexte qu’il s’agit d’une coutume pluriséculaire, et les pays qui le tolèrent encore sur leur territoire se le voient reprocher par les instances internationales alors qu’il s’agit chez eux de « leur coutume ininterrompue ». Le bandage des pieds des Chinoises a perduré pendant des siècles et les pieds bandés ont fait l’objet de maints éloges poétiques. Ces pieds affreux à voir nus étaient cachés par de merveilleuses chaussures. La loi a finit par interdire la pratique et à sanctionner sévèrement les contrevenants des campagnes à priori hostiles à toute innovation venant des autorités centrales.

L’Inquisition, autre tradition séculaire a elle aussi disparu petit à petit, mais son abolition a laissé des nostalgiques tel le marquis de Villabianca qui regrettait en ces termes le nécessaire effacement des emblèmes de l’Inquisition sur la façade des palais : « Croix, fleurs de lys, épées et oliviers ; plus ne comptez, désormais n’êtes plus rien », pas un mot pour les victimes, au point de subtiliser comme souvenir un reste d’un condamné à mort…

Peut-être tout ceci semble n’avoir rien à voir avec les courses de taureaux car toutes ces traditions ont disparu avec le temps. Mais si les temps ont changé, si ces traditions ont été abolies, c’est parce que des hommes et des femmes ont lutté pou dénoncer les mœurs en vigueur à leur époque dès lors que ces traditions leur semblaient injustes. Quel que soit le pays, les injustices ont été dénoncées par des pionniers, quelle que soit l’époque, à contre courant des mœurs en vigueur ; jusqu’au moment ou le message a pu être compris, entendu par les gouvernants.

Baisse des fréquentations des arènes en Espagne

Entre 2007 et 2010, le nombre de corridas a baissé de 37 %. Et si en 2006 la chaine de télévision RTVE a renoncé à la retransmission des corridas, la raison en a été d’une part la baisse d’audience et d’autre part les droits de retransmission excessifs. Aujourd’hui certains défenseurs des corridas crient victoire parce que RTVE retransmet à nouveau les corridas, mais c’est aussi peut-être parce qu’il n’y a plus de droits de retransmission à payer… (Source : le Parisien du 06/09/2012)


Chroniques de la campagne

UNE HISTOIRE D'AMOUR

UNE HISTOIRE D'AMOUR

Ce n'est ni par habitude, ni par peur de la solitude, et encore moins pour l'intérêt et la facilité de vie qu'un compagnon peut apporter, que DAPHNEE et GARY s'aiment. Ensemble ils mangent, se promènent, dorment. Sans chicanerie, sans lassitude, sans arrière-pensées, et cela depuis plusieurs années. Ils sont un exemple pour le genre humain.

Daphnée apprécie les attentions de Gary parce qu'il est vaillant et tendre. Gary s'évertue à protéger Daphnée parce qu'elle est douce et assez peureuse.
Ils ont choisi de vivre libres dans la cave ou les abris extérieurs mis à leur disposition. Est-ce pour mieux protéger leur amour ? Ils se plaisent à paresser dans les herbes courtes chauffées du soleil de mi-février, humant le parfum des premières violettes. Leurs oreilles frémissent aux sifflements des merles dans la fourche des prunelliers. Les eaux de la rivière bruissent au fond de la vallée. Daphnée et Gary se regardent avec tendresse. Leurs sentiments sont profonds.

Les animaux éprouvent beaucoup plus de sensibilité qu'on imagine. Ils ont un affectif très développé et parfois leur orgueil et leur honte s'avèrent démesurés. Pour preuve, cette histoire vraie d'un perroquet amazone qui ne cesse de vouloir séduire la femelle qui partage son existence. Il fait le beau et en rajoute jusqu'à ce qu'il chute de son perchoir avec un superbe "Merde" ! Vexé, n'osant plus affronter les yeux de sa belle, il se replie sur lui-même dans un coin de la cage, plusieurs heures durant1.

Daphnée s'est éloignée de la maison et farniente dans le champ en face devant un entrelacs de ronciers noirs. L'écoulement du temps cesse d'être perceptible. La campagne commence à verdoyer et on entendra bientôt le chant du coucou.
Mais un chasseur traîne dans les bois et un coup de feu retentit, suivi d'un autre, bien trop près du hameau. Les vaches qui broutaient voracement du foin ont levé la tête. Cela a réveillé Gary qui s'alarme aussitôt pour sa compagne. Il dévale le chemin quatre à quatre, le souffle court, pour venir se blottir contre Daphnée. Reconnaissante, elle se laisse cajoler avec des frémissements de paupières.

Ce n'est pas par habitude que Daphnée et Gary restent ensemble. L'amour a tracé son sillon dans leurs coeurs purs. Un amour aussi discret qu'intense.

Danielle Chevalier, Villejaleix
Février 2017

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