SNDA
Société Nationale pour la Défense des Animaux
"Au coeur de la dignité humaine, se trouve aussi la justice envers les animaux."
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A LA UNE

Un rendez-vous à ne pas manquer


La SNDA participe financièrement à cette campagne

 

Une chaine de solidarité : deux hyènes sauvées

Du Liban à la France, Sara et Rita enfin sauvées.

Tout a commencé au Liban où le sort de ces deux hyènes a été prise en main par Animals Lebanon.

Tout a fini en France où Tonga Terre d’accueil a accepté d’accueillir Sara et Rita.

Entre les deux, des mois, en fait deux ans, d’efforts de part et d’autre de la Méditerranée, l’appel au secours libanais relayé par le Graal qui a coordonné les secours côté français. La SNDA sollicitée par le Graal a contribué au financement de tous les frais vétérinaires indispensables pour obtenir les autorisations d’importation.

Quant à Animals Lebanon, elle a œuvré auprès des autorités libanaises et françaises pour obtenir les avals nécessaires à l’exportation, et elle a veillé à la santé des deux hyènes.

Le 19 octobre 2012, les deux hyènes sont enfin arrivées à Tonga.

Tonga est provisoire, le temps que les deux hyènes se remettent de leur trajet. Bientôt elles disposeront d’un enclos de 1200 m2 dans le zoo de Monsieur Couturier, dans le bassin d’Arcachon.

> Des nouvelles de Sara et Rita sur le blog de Tonga terre d'accueil (article du 8 avril 2013 et, plus bas dans la page, du 21 janvier 2013). http://asso.tonga.over-blog.com/

 

Le communiqué de presse ci-joint récapitule l’essentiel de ce sauvetage et l’intervention de chaque maillon de la chaîne de solidarité. Un reportage vidéo complète le tout. Ci-joint également, la lettre de remerciements d’Animals Lebanon.

Le site de l’association Animals Lebanon :

http://www.animalslebanon.org/#64

Lien pour visionner la vidéo :

(http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=-Dt5Po8Rclw).

Le site du Graal :

http://www.graal-defenseanimale.org/index.html

Communiqué de presse du Graal (format PDF)

 

 

Lutte contre la tauromachie

Le Conseil Constitutionnel a jugé que l’exception tolérant la corrida dans les régions à tradition locale ininterrompue était compatible avec la loi française car « ces pratiques ne portent pas atteinte à des droits constitutionnels protégés ».

Si cette décision est cohérente avec les critères qui s’imposent au Conseil constitutionnel, elle ne prend pas en compte l’aspect éthique du sujet Il est des traditions qui honorent un pays et d’autres qui le déshonorent. Le progrès moral d’une société repose sur la faculté laissée aux citoyens de remettre en cause des traditions qui engendrent des injustices génératrices de souffrances morales, psychologiques et ou physiques.

Malgré sa pratique pluriséculaire, le recours à la « question » comme rouage essentiel du système judiciaire, a été aboli.
Aucun pays civilisé n’oserait défendre l’esclavage sous prétexte qu’il s’agit d’une coutume pluriséculaire, et les pays qui le tolèrent encore sur leur territoire se le voient reprocher par les instances internationales alors qu’il s’agit chez eux de « leur coutume ininterrompue ». Le bandage des pieds des Chinoises a perduré pendant des siècles et les pieds bandés ont fait l’objet de maints éloges poétiques. Ces pieds affreux à voir nus étaient cachés par de merveilleuses chaussures. La loi a finit par interdire la pratique et à sanctionner sévèrement les contrevenants des campagnes à priori hostiles à toute innovation venant des autorités centrales.
L’Inquisition, autre tradition séculaire a elle aussi disparu petit à petit, mais son abolition a laissé des nostalgiques tel le marquis de Villabianca qui regrettait en ces termes le nécessaire effacement des emblèmes de l’Inquisition sur la façade des palais : « Croix, fleurs de lys, épées et oliviers ; plus ne comptez, désormais n’êtes plus rien », pas un mot pour les victimes, au point de subtiliser comme souvenir un reste d’un condamné à mort…

Peut-être tout ceci semble n’avoir rien à voir avec les courses de taureaux car toutes ces traditions ont disparu avec le temps. Mais si les temps ont changé, si ces traditions ont été abolies, c’est parce que des hommes et des femmes ont lutté pou dénoncer les mœurs en vigueur à leur époque dès lors que ces traditions leur semblaient injustes. Quel que soit le pays, les injustices ont été dénoncées par des pionniers, quelle que soit l’époque, à contre courant des mœurs en vigueur ; jusqu’au moment ou le message a pu être compris, entendu par les gouvernants.

Pour la corrida, le temps est venu de disparaître. Déjà des pays engagés depuis plus longtemps que la France dans la corrida y ont récemment renoncé. La France qui se revendique héritière de Voltaire devrait se souvenir du dialogue entre Sétoc, défenseur de la coutume du « bûcher des veuves » et Zadig :
— Il y a plus de mille ans que les femmes sont en possession de se brûler. Qui de nous osera changer une loi que le temps a consacrée ? Y a-t-il rien de plus respectable qu’un ancien abus ?
— La raison est plus ancienne, reprit Zadig.

La réalité sur la corrida

La corrida est une pratique cruelle. Certains prétendent qu’elle ne l’est pas du seul fait qu’elle est codifiée.
Les sociétés humaines ont ceci de particulier qu’elles ont tendance à codifier leurs pratiques, ne serait-ce que pour se repérer ou pour assurer la pérennité d’une habitude. C’est ainsi qu’ont bénéficié de codes des pratiques aussi cruelles que l’application de la question, les autodafés, les châtiments corporels infligées aux esclaves (« le code noir »), la méthode de lapidation des femmes adultères, le bandage des pieds des chinoises, les méthodes de mise à mort des condamnés selon le crime commis, l’art et la manière de réduire les têtes chez les Jivaros (et les raisons du choix des victimes), les rites liés aux sacrifices humains (en Grèce, au Mexique, au Pérou… ), les sacrifices des veuves en Inde, l’excision des petites filles… la liste est longue.
Les arguments n’ont jamais manqué pour justifier la poursuite de ces pratiques, ainsi pour la corrida ses promoteurs s’emploient à en nier la cruauté en arguant de son objectif qui est la mise en scène du courage dont doit faire preuve le toréador et de sa capacité à se maîtriser à travers la domination d’un fauve. Ainsi elle ne serait pas cruelle parce que ceux qui la pratiquent ou en sont les spectateurs, n’ont pas pour objectif la souffrance du taureau. Pourtant, si l’objectif n’est pas cruel, ses conséquences le sont. En d’autres termes, que l’on ne condamne pas le torero, peut-être (encore qu’il soit complice), mais la pratique, elle, est condamnable et c’est elle qu’il faut éradiquer puisqu’elle transgresse les lois de notre pays. C’est à la disparition de ces codes iniques que l’on mesure le degré de civilisation d’une société.

La lutte continue :
Rendez-vous le 20 octobre 2012 à 14h, Place du Palais Royal à Paris, pour demander l’abolition de la corrida. Pour de plus amples renseignements, rendez-vous sur le site du CRAC : http://www.anticorrida.com/QPC-le-combat-continue.html

Baisse des fréquentations des arènes en Espagne

Entre 2007 et 2010, le nombre de corridas a baissé de 37 %. Et si en 2006 la chaine de télévision RTVE a renoncé à la retransmission des corridas, la raison en a été d’une part la baisse d’audience et d’autre part les droits de retransmission excessifs. Aujourd’hui certains défenseurs des corridas crient victoire parce que RTVE retransmet à nouveau les corridas, mais c’est aussi peut-être parce qu’il n’y a plus de droits de retransmission à payer… (Source : le Parisien du 06/09/2012)


Chroniques de la campagne

Un cœur perdu, suite et fin

Neuvième épisode

Ma copine factrice a tiré le portrait de Manu. Et je commence à écrire et découper des affiches. J’aurais dû commencer par là, car je suis sûre que la chatte a une maison dans les environs. Toujours la tête tournée vers le Puy-de-Dôme, Manu ! Elle s’est sentie bien dehors tant qu’il a fait beau. Mais ce matin, en distribuant la nourriture aux chats de pleine nature, j’ai glissé sur une plaque de verglas. Soleil ou pas soleil, les nuits sont froides. Il est clair que Manu était habituée à un toit. Son comportement le prouve. Elle se colle à la porte d’entrée et j’ai le cœur crevé de ne pouvoir faire davantage pour elle. De plus, je supporte difficilement le hurlement agressif des félins de part et d’autre. Si ça continue « je pète les plombs ! ».
J’appelle Dany et la supplie d’accorder un hébergement provisoire à mon orpheline. Une pièce à l’écart, que cette furie n’éborgne personne. Dany accepte.
Il pleut. Manu est trempée jusqu’aux os. Je la saisis et la mets en cage avant qu’elle ne se rebelle. Elle attendra au sec que je l’emmène en début d’après-midi chez Dany. Les autres chats la narguent, s’accroupissent devant son nez, la cinglent du regard. Manu couche les oreilles. Ses muscles se contractent. Si elle pouvait, elle sauterait sur tout le monde.
Le téléphone sonne. Je décroche. C’est Clara. Elle est en relation amicale avec Dany et m’a déjà dépannée en croquettes/barquettes. Plus une jeune chatte extérieure, très handicapée, qu’elle a adoptée. Une chatte qui n’avait aucune chance de vivre sans cette femme.
Que me veut-elle, Clara ? Je la connais peu mais sais à quel point elle est hors réalité. Elle aurait voulu, par exemple, que Dany et moi abreuvions une cinquantaine de bovins délaissés par leur paysan. Mais bien sûr ! Nous avons évidemment le matériel agricole ! Ce cas de maltraitance doit être réglé par voie judiciaire. C’est dans ce sens qu’il faut se battre. Et nous nous battons…
Que me veut-elle, Clara ? Je ne tarde pas à le savoir. Elle a téléphoné à Caroline sans que personne ne lui ait rien demandé. Dany et moi avions juste évoqué le problème du tatouage. De quoi se mêle-t-elle, Clara ? Je n’apprécie pas du tout qu’on intervienne dans mon dos. C’est fatigant les gens qui se croient indispensables pour tout. Et Clara de me dire que je ne sais pas parler aux gens et que Caroline va reprendre la chatte tatouée à son nom. Je respire un grand coup pour rester calme. J’essaie d’expliquer que forcer Caroline ne fera pas le bonheur de Manu. Je parle de mes affiches. Clara entre dans une grande colère. Plus possible de placer un mot ! Je dois rendre cette chatte parce qu’elle est tatouée et que je n’ai aucun droit sur elle. Et cetera… et cetera… Elle me somme de tenir la chatte prête, Dany va de suite venir la chercher. Clara me raccroche au nez. C’est la seconde fois sur trois conversations téléphoniques espacées avec elle. Ça fait beaucoup ! L’autorité comme arme absolue alliée à un manque total de respect. Autrement dit, je suis une imbécile et je dégage la route.
Je suis furieuse. Je téléphone à Caroline qui prend une petite voix : sa fille aimerait revoir Winnie. Ce serait une joie pour elle. Mais serait-ce une joie pour la chatte ? Quitte à me répéter : Manu est insociable.
— Mais elle vivra chez mes parents, à Blois. Ils n’ont qu’un chien, ça ira, vous inquiétez pas.
O.K. , dans ce cas je décide d’accorder ma confiance à Caroline. Manu aura une maison pour l’hiver.
Mais je suis toujours furieuse après Clara. Et Dany « en prend plein les oreilles ! ». Il y a des façons d’agir que je n’accepte pas. Dany comprend. Elle est comme moi. Elle gueule quand quelque chose lui reste sur le cœur. Clara va se faire réprimander.
J’apprends un peu plus tard que Clara envoie un mail à Caroline, lui proposant de lui emmener sa chatte. Ça continue ! Dany gronde. Elle ira avec son mari. Besoin de personne ! Caroline et eux feront mi-chemin. Ainsi verra-t-elle à qui elle a affaire. Cela me rassure.


Dixième épisode

Manu est installée chez Dany depuis la veille, dans une chambre calme. Plus de diarrhée. Plus de rhume. J’éprouve soulagement et tranquillité. Je vais rendre cette chatte en bon état à ses propriétaires. S’il y a d’autres propriétaires, je ne les ai pas trouvés.
Malheureusement Caroline apporte une ombre au tableau. Je discute une nouvelle fois avec elle et Winnie demeurera dans les Vosges. Combien de fois changera-t-elle d’avis, cette femme ? Et allons-y de me répéter :
— Manu-Winnie est insociable, elle va bouffer vos autres chats !
Caroline éclate de rire :
— Vous souciez pas, j’ai l’habitude. On la tiendra fermée et elle finira pas s’habituer. Elle est si gentille, Winnie.
Parions au contraire que j’ai tout lieu de m’inquiéter. Je me demande même si nous parlons du même animal. J’ai mis tant de semaines pour amadouer cette sauvage. Je propose à Dany d’envoyer à Caroline la photo de Manu par mail. Et la réponse tombe comme un couperet : Manu n’est pas Winnie. Désappointement pour eux. Nouvelles complications pour Dany et moi. Dany qui ne me dit rien pour ne pas m’affoler. Elle a senti que j’étais à bout. Elle réussit à mettre Manu en cage en se faisant griffer et se rend chez le vétérinaire à St Eloy. Vérification dans l’oreille gauche. Tatouage illisible. Une des assistantes du cabinet s’écrit : « Mais il y a un autre tatouage dans l’oreille droite ». Personne n’y avait pensé ! Et pour cause : quand on rate un tatouage on le barre. Alors on examine systématiquement l’autre oreille.
Manu appartient à un couple du… Puy-de-Dôme. Je le savais ! Je le sentais ! Le vétérinaire appelle de suite. Ce couple a une résidence secondaire dans le village voisin du mien. Une demeure à laquelle Manu n’était pas habituée. Elle s’est perdue en campagne. Mais son instinct l’orientait vers le bon département. Ça fait plus de six mois qu’elle erre. Ah ! Si je les avais posées, mes affiches !
Curieusement, comme Winnie, Manu est née un 1er avril, mais en 2003.
Dany me laisse deux messages en me communiquant sa joie. Manu s’appelle Minettte, dite Mimine. Je me mets en relation par téléphone avec la propriétaire qui dit me connaître du temps de la jeunesse. J’évoque le mauvais caractère de Mimine. Rien à craindre, elle est le seul animal du couple. Et elle le restera ! Je vois qu’on parle le même langage.
Mimine (Manu) a repris ses habitudes. Elle s’endort sur les genoux de son maître, le soir, devant la télévision.
Mais j’en suis encore à la chercher pour lui donner ses sachets Friskies… à l’abri de ma meute féline.
Fais attention à toi, désormais, Mimine. On se reverra à l’occasion.


Danielle CHEVALIER
Villejaleix 03420 St Fargeol

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