SNDA
Société Nationale pour la Défense des Animaux
"Au coeur de la dignité humaine, se trouve aussi la justice envers les animaux."
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La place du pigeon dans la ville


Histoire d'un sauvetage, Henriette la bien-aimée


A LA UNE

1 - Dernières nouvelles de la lutte contre la tauromachie
2 - La place du pigeon dans la ville
3 - Chroniques de la campagne

1. Dernières nouvelles de la lutte contre la tauromachie

1 – 1 Libération, une initiative heureuse

Nous venons d'apprendre que le journal Libération a supprimé la page tauromachique que Jacques Durand tenait chaque semaine lors des "temporadas" depuis 1987.

Félicitons le journal.

Vous pouvez remplir le formulaire de contact : http://www.liberation.fr/contacts/ ou envoyer un mail à Nicolas Demorand, directeur de Libération : n.demorand@liberation.fr, mais aussi à son assistant : h.chichkoyan@liberation.fr, ou encore à Sylviane Boure, assistante service rédaction "France" : s.boure@liberation.fr

Vous pouvez également écrire ou téléphoner : 11, rue Béranger - 75154 Paris Cedex 03.
Tél.: 01 42 76 17 89

1 – 2 Manifestation anti tauromachique le 20 05 2012 à Alès

Rendez-vous le dimanche 20 mai à 9h30 devant les arènes d’Alès. Mégaphones souhaités. Le massacre, s’il a lieu, ne se fera pas dans le silence. Pourquoi ? Consultez le site du CRAC.

http://www.anticorrida.com/Ales-la-honte

 

 

2. La place du pigeon dans la ville

pigeon

A l'initiative d'un journaliste, Anne Connin, une réunion a été organisée au Palais du Luxembourg pour aborder les problèmes liés à la présence des pigeons en ville et à leur protection.

Assistaient à cette réunion cinq sénateurs, une représentante du Ministère de l'Agriculture, la directrice générale adjointe de la Mairie de Fontenay-aux-Roses et huit associations de défense des animaux, dont la SNDA en la présence de Liliane Sujanszky.

Soulignons qu'il y a une unanimité pour constater la fréquence des actes de maltraitance et de cruauté à l'encontre des pigeons des villes, actes qui sont d'autant plus fréquents « qu'il existe une forme d'impunité légale sur la manière de détruire des pigeons », qu'il est bon de rappeler :

Les captures se font soit au filet (on appâte des pigeons avec des graines, on jette un filet et on les ramasse), soit à l'aide d'une cage (où sont disposées des graines, et lorsqu'ils y rentrent, ils ne peuvent plus en sortir, pouvant y rester plusieurs jours et y mourir de déshydratation). Il en est de même lorsque des entreprises posant des filets de protection, enferment des pigeons et les laissent mourir dans d'atroces conditions.

Le pigeon « compte si peu comme être sensible » que les entreprises « 3D » (dératisation, désinfection, désinsectisation) qui sont en charge par les communes du piégeage des pigeons, n'ont aucun protocole à respecter.

Au terme de la réunion, des représentants élus ayant souligné le peu de chances de voir aboutir une législation instaurant un statut du pigeon, les participants se sont accordés sur un certain nombre de propositions susceptibles d'améliorer le sort des pigeons dans les villes.

Proposition au gouvernement de l’interdiction des caissons à vide d'air
Lors des rencontres « Animal et Société », grand débat sur l'animal sous l'égide de Michel Barnier, Ministre de l'Agriculture en 2008,

la SNDA, représentée par sa présidente au groupe de travail « l'animal en ville » avait proposé d'interdire les pièges à glu pour les souris et la méthode du caisson par vide d'air pour les pigeons, méthodes cruelles s'il en est.

Cette proposition avait été retenue par le groupe (proposition n° 9-3) et reprise en proposition générale (13 : décret portant interdiction du recours à certaines méthodes telles que les pièges à glu et le caisson à extracteur d'air pour la destruction des pigeons et des rongeurs).

Décret toujours pas sorti...

Le caisson à extracteur d'air est une méthode de moins en moins utilisée, mais l’est encore par des sociétés en matière d'euthanasie pour les pigeons. Cette méthode peut être remplacée par des caissons à CO2.

Il faut rappeler que le vide d'air est quelque chose de douloureux pour la mise à mort des animaux : l'animal meurt par dépression d'air. C'est d'ailleurs une méthode reconnue au niveau international comme peu recommandable au niveau de la protection animale, notamment par une directive mondiale.

Proposition aux élus locaux : inscription à l'agenda 21
Dès à présent, certaines villes ont intégré la gestion éthique des animaux de leur territoire dans leur agenda 21, précisément pour les chats et les pigeons. Il s'agit d'un engagement sur les bonnes pratiques.

La collectivité en tire plusieurs bénéfices : lien social renforcé, paysage urbain amélioré, précautions sanitaires anticipées. Il est donc nécessaire d'afficher une volonté politique d'agenda 21, pour permettre la réconciliation entre l'homme et l'animal.

Proposition aux scientifiques : un bilan sur le fonctionnement des pigeonniers
Poursuivre l'étude du Conseil Régional d'Ile de France afin d'évaluer l'efficacité des gestions menées dans les pigeonniers.*

Proposition aux associations : création d'un forum
Ce forum pourrait être un lieu d'information d'échange et de coordination des actions menées, permettant d'avoir des relais dans les organismes scientifiques, économiques et écologiques. Ce forum serait aussi consulté par les différents services des villes et permettrait de donner d'autres informations que celles fournies par les sites commerciaux.

* Les 7 et 8 novembre prochains, le Conseil Régional IDF, l'ensemble des laboratoires et des associations de protection animale organisent un colloque pour faire l'état des lieux de la recherche sur le fonctionnement des pigeonniers, la parasitologie et les différents moyens de gestion.

 


3. Chroniques de la campagne

Jérémy et Clovis

Jérémy et Clovis

Jérémy


Un grand troupeau de bovins traverse le village, au trot, encadré par trois paysans. Ignorant ce remue-ménage, Jérémy remet de l’ordre dans sa fourrure devant la porte de la maison. Il vient de descendre du premier étage par la vignole. Il adore ça ! C’est un équilibriste. Il va s’asseoir sur l’appui de la fenêtre et colle son nez au carreau. Le froid de l’automne commence à piquer, affolant les rares moucherons perdus dans les rosiers.
Jérémy est indépendant de caractère. Il a eu dix ans en avril, c’est dire qu’il “ a roulé sa bosse ”. C’est le tonton sculpteur qui l’avait adopté, au départ. Mais Jérémy est trop exigent de nature. Sur la nourriture. Sur les câlins. Cet homme âgé n’était pas assez attentif. François l’a pris avec lui et le gâte : émincés en sachets, thon, escalopes fraîches, petites croquettes au poisson. Oui, Jérémy est un monsieur délicat.
Tout à coup, Jérémy se cache derrière une charrette à ridelles. Des hommes en gilets et vestes fluo, le fusil sur l’épaule, approchent et discutent bruyamment de leur journée de chasse. à l’abri dans l’étable voisine, Jérémy est furieux. Il avait flairé une souris sous une auge en pierre, qu’il comptait “ revisiter ”. La retrouvera-t-il ? Jérémy recule devant ces hommes qui occupent son territoire. Y’a vraiment pas moyen de rester tranquille chez soi ! pense-t-il en se réfugiant sous la Renault de son maître. Jérémy patiente et soupire. Il regarde tomber le couchant qui devient blanc, signe de pluie pour le lendemain.

Clovis


CLOVIS grimpe sur le bras du fauteuil, près de la cheminée dont les flammes le fascinent. Quel bonheur ! Il ronronne de plaisir, bercé par les crépitements du feu. Il se sent chez lui et en sécurité. Un “ chez lui ” qu’il a choisi au printemps 2005. Cela a commencé par quelques allées et venues devant la maison, sur la marche de l’entrée, et enfin dans la pièce principale pour s’alimenter. Clovis a adopté son maître. Pas le contraire. D’où vient-il ? S’est-il perdu ? A-t-il été abandonné ? C’est pourtant un chat particulièrement affectueux. D’un beau pelage tigré marron et blanc.
Dehors, c’est novembre et ses frimas. Le sourd grondement du vent grandit. La brume mouille et vous donne des frissons. Pas question d’enfoncer ses pattes dans les pâtures ! Clovis nettoie longuement ses oreilles avant de se camper sur la table devant la fenêtre. Une vitre s’allume chez les voisins. Une bande de corbeaux court se réfugier dans les bois derrière le village. Clovis les observe, assez indifférent. Puis ses yeux mi-clos se posent sur Jérémy. Celui-là, il a fallu s ‘en faire un copain et cela n’a pas été facile. Il lui grognait dessus comme un ours. Maintenant ils sont habitués l’un à l’autre. Plus exactement, ils se tolèrent. A chacun son territoire. Clovis a la priorité au coin de la cheminée. Il va se blottir entre les bras de François assis près de l’âtre, lui lèche le menton, lui mordille le nez. En cette saison, les crépuscules tombent vite du ciel. Clovis préfère se perdre dans la contemplation des flammes, le dos “ gratouillé ” par son maître.


Danielle CHEVALIER
Villejaleix 03420 St Fargeol

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