SNDA
Société Nationale pour la Défense des Animaux
"Au coeur de la dignité humaine, se trouve aussi la justice envers les animaux."
ACCUEIL OPINIONS CONTACTS LIENS

> L'ASSOCIATION

> THEMES

> CAMPAGNES

> ARCHIVES

> CHRONIQUES

> PIGEONS

La place du pigeon dans la ville

> SAUVETAGES
sauvetage
Deux hyènes sauvées



Sauvetage d'Henriette : les dernières nouvelles

> MAGAZINE

magazine
2013 : Téléchargez


magazine
2012 : Téléchargez


A LA UNE

Le Dynamique 2013

Le nouveau journal Dynamique est sorti, des exemplaires papier sont disponibles à la demande. Dans ce numéro : quelques sauvetages de l’été et de l’hiver 2013, pour lesquels la SNDA a voulu donner la parole à ceux qu’elle a soutenus, ceux qui aident les animaux au quotidien, ceux qui souffrent de leur souffrance et attendent désespérément qu’une association plus riche, plus influente, les aide. Le message de ce Dynamique est un message d’hommage aux humains qui font preuve d’humanité à l'égard des animaux.

Ce Dynamique n’est pas une compilation d’articles à la gloire des actions que mène la SNDA ; il se veut le reflet d’une association qui soulage, qui comprend, qui aide animaux et humains confondus, grâce à ses adhérents, grâce à ses donateurs.

 

Au secours des chiens et chats errants du Paraguay

Une association de l’Ecole Vétérinaire de Toulouse : Baylène (1), a mis en place cette année une mission de collaboration au Paraguay en France avec l’association paraguayenne : Adoptame (2) et Adopte-moi (3).

La SNDA a été sollicitée par Baylène pour participer financièrement : 5 000€ ont ainsi été débloqués au profit de cette mission qui vise à :
- Stériliser et vacciner contre la rage chiens et chats errants
- Apporter des soins de base
- Sensibiliser la population à la condition des chiens et chats errants.

En effet, durant dix jours cette mission a pu assister les vétérinaires locaux lors des stérilisations, ils se sont rendus sur les marchés locaux afin de capturer les animaux errants dans le but de les stériliser et déparasiter, enfin ils ont eu l’opportunité de discuter avec la population locale – très peu sensibilisée – au sujet des zoonoses, des avantages de la stérilisation ainsi que de sa réalisation. Une journée de stérilisation intensive à laquelle de nombreux vétérinaires locaux ont participé a été mise en place dans l’Université de médecine vétérinaire d’Asunción. Au total ce sont soixante dix animaux qui ont été stérilisé au cours de cette journée. Après chaque stérilisation les animaux errants trouvent la plupart du temps une famille d’accueil ou d’adoption afin d’éviter d’être relâchés dans les rues. De plus les animaux adoptés sont systématiquement vaccinés afin de prévenir l’apparition de maladies potentiellement contagieuses. A l’heure d’aujourd’hui le don de 5000 euros de la S.N.D.A ainsi que les fonds apportés par Adoptame ont permis la stérilisation de 217 animaux et la déparasitation d’un très grand nombre. Deux tiers des fonds fournis ont été utilisés pour l’achat du matériel et la prise en charge des 217 animaux d’ores et déjà stérilisés. L’objectif des 500 animaux stérilisés sera donc atteint dans les mois à venir grâce au tiers restant des dons.
Les personnes missionnées sont très fières et heureuses aujourd’hui de présenter ce projet qui a pu voir le jour et qui nous l’espérons se perpétuera d’année en année grâce à la motivation et la détermination des futurs étudiants intéressés par ce genre de mission à l’internationale.

La SNDA a l’intention de poursuivre et de reconduire ce projet pour 2014.

Deux anecdotes racontées par Maëlys G., une des étudiantes de la mission :

L’histoire d’un chat paraplégique :

 

« Ce chat a été trouvé au milieu d'un marché lors d'une campagne de déparasitation. Il avait été heurté par un véhicule et ne bougeait plus. Il a donc été ramené à la clinique et nous nous sommes rendu compte que la moelle était touchée et qu'il était paraplégique. Avant de l'euthanasier, la vétérinaire a préféré voir comment il s'en sortait et elle a bien fait : ce chat arrive aujourd'hui à se déplacer grâce à ses membres antérieurs et peut faire ses besoins tout seul. Il arrive même très bien à monter sur le canapé et à nous coller aux baskets pour avoir des caresses. On a ensuite essayé de le faire marcher avec une chaise à roulettes mais ça ne lui convenait pas. Il est donc resté ainsi à la clinique pendant plusieurs semaines et nous avons appris récemment qu'il avait été adopté ».

chat

L’histoire d’un chien noir :

« Nous étions au marché pour déparasiter le maximum d'animaux possible et ramener aux cliniques ceux qui avaient besoin de soins, ainsi que ceux qui étaient assez jeunes pour pouvoir être castrés et adoptés facilement. C'est ainsi qu'en marchant, nous sommes tombés sur ce chien noir, tout triste, tout recroquevillé sur lui même. Nous n'avions plus de cages disponibles mais n'ayant pas l'air méchant, nous avons décidé de le mettre dans le coffre de la voiture au milieu des autres cages. A peine deux minutes après notre départ du marché, après l'avoir caressé pour lui faire comprendre qu'il était en sécurité avec nous, ce chien s'est métamorphosé. Il s'est levé, a essayé de sauter pour nous rejoindre sur les sièges arrières de la voiture, il avait les yeux qui pétillaient. Nous avons supposé que ce chien avait eu des maîtres un jour, et qu'il avait été abandonné là, sur le marché, comme la plupart de ces compagnons. Aujourd'hui, ce joli chien noir a été castré et adopté par une nouvelle famille ».

chien

 

Lutte contre la tauromachie

Le Conseil Constitutionnel a jugé que l’exception tolérant la corrida dans les régions à tradition locale ininterrompue était compatible avec la loi française car « ces pratiques ne portent pas atteinte à des droits constitutionnels protégés ».

corrida

Si cette décision est cohérente avec les critères retenus par le Conseil Constitutionnel, elle ne prend pas en compte l’aspect éthique du sujet Il est des traditions qui honorent un pays et d’autres qui le déshonorent. Le progrès moral d’une société repose sur la faculté laissée aux citoyens de remettre en cause des traditions qui engendrent des injustices génératrices de souffrances morales, psychologiques et ou physiques.

Malgré sa pratique pluriséculaire, le recours à la « question » comme rouage essentiel du système judiciaire, a été aboli.

Aucun pays civilisé n’oserait défendre l’esclavage sous prétexte qu’il s’agit d’une coutume pluriséculaire, et les pays qui le tolèrent encore sur leur territoire se le voient reprocher par les instances internationales alors qu’il s’agit chez eux de « leur coutume ininterrompue ». Le bandage des pieds des Chinoises a perduré pendant des siècles et les pieds bandés ont fait l’objet de maints éloges poétiques. Ces pieds affreux à voir nus étaient cachés par de merveilleuses chaussures. La loi a finit par interdire la pratique et à sanctionner sévèrement les contrevenants des campagnes à priori hostiles à toute innovation venant des autorités centrales.

L’Inquisition, autre tradition séculaire a elle aussi disparu petit à petit, mais son abolition a laissé des nostalgiques tel le marquis de Villabianca qui regrettait en ces termes le nécessaire effacement des emblèmes de l’Inquisition sur la façade des palais : « Croix, fleurs de lys, épées et oliviers ; plus ne comptez, désormais n’êtes plus rien », pas un mot pour les victimes, au point de subtiliser comme souvenir un reste d’un condamné à mort…

Peut-être tout ceci semble n’avoir rien à voir avec les courses de taureaux car toutes ces traditions ont disparu avec le temps. Mais si les temps ont changé, si ces traditions ont été abolies, c’est parce que des hommes et des femmes ont lutté pou dénoncer les mœurs en vigueur à leur époque dès lors que ces traditions leur semblaient injustes. Quel que soit le pays, les injustices ont été dénoncées par des pionniers, quelle que soit l’époque, à contre courant des mœurs en vigueur ; jusqu’au moment ou le message a pu être compris, entendu par les gouvernants.

Baisse des fréquentations des arènes en Espagne

Entre 2007 et 2010, le nombre de corridas a baissé de 37 %. Et si en 2006 la chaine de télévision RTVE a renoncé à la retransmission des corridas, la raison en a été d’une part la baisse d’audience et d’autre part les droits de retransmission excessifs. Aujourd’hui certains défenseurs des corridas crient victoire parce que RTVE retransmet à nouveau les corridas, mais c’est aussi peut-être parce qu’il n’y a plus de droits de retransmission à payer… (Source : le Parisien du 06/09/2012)


Chroniques de la campagne

Pour toi, belle Henriette…

Pour toi, belle Henriette…

Henriette vient de nous quitter en ce mois de février 2014. Elle est partie retrouver sa patronne paysanne au paradis des bonnes âmes. Elle allait avoir 22 ans le 3 mars.

Henriette, c’est toute une histoire (chronique mai 2009) ! celle d’une vache qui vivait comme un chien de ferme, aimée et emmalicée comme on dit en Auvergne, n’hésitant pas à piquer une petite course avant de consentir à rentrer à l’étable pour la nuit. Un caractère fort. Des goûts affirmés. Rebelle et insoumise. Bref, mon égo animal ! Et c’est sans doute pour cela que cette grosse bête me plaisait tant.

Animée d’un esprit de gaieté, Henriette à la robe marron-blanche, s’abritait souvent au soir tombé sous un gros arbre après avoir brouté dans les champs. Elle échangeait quelques mots avec les perdreaux à la tête cachée dans les plumes, et observait les monts de Combraille ventilés par le vent, les fagots et les aiguillons contre les murs de grange, les bourres de brouillard qui s’attardaient dans les fonds en menaçant le temps du lendemain.
Le jour où le « traîne-diable » de la mort a pris sa maîtresse, Henriette s’est retrouvée seule avec son patron sujet à problèmes de santé. Elle a été vendue pour sa viande, prête à être embarquée pour l’abattoir. Refus absolu de ma part. Refus absolu ! (chronique : Histoire d’un sauvetage).

Mais… n’était-il pas déjà trop tard pour intervenir ? Peut-on se battre contre la fatalité ? Quand se nouent les volontés et que se forme la chaîne de l’amitié, oui, c’est possible. Avec Jean-Pierre et moi, Denise, la S.N.D.A., la Fondation Bardot, Frédérique Freund de l’OABA… Oui, nous avons sauvé notre vache. Juste à temps ! Mais nous l’avons sauvée.

Henriette a passé les deux dernières années de son existence en Saône et Loire, dans une ferme de l’OABA, sous l’œil vigilant de Patrick à qui il faut dire un grand merci. Parce qu’elle avait gardé son caractère, la belle ! Elle l’a fait courir Patrick ! Au point de mettre une cloche au cou d’Henriette pour arriver à la retrouver dans les prés. Sociable mais indépendante, elle avait aussi son coin à part dans l’étable.

Il ne faut pas être triste, Henriette a eu une vie extraordinaire. Elle est allée au bout de ses forces et a été euthanasiée, échappant à ces abattoirs monstrueux où finissent tous ceux de sa race.

Henriette est dans le calendrier 2014 de l’OABA, au joli mois de mai. Dans son œil, brillent et brilleront toujours la malice et la gourmandise. Regardez-la bien, on la dirait toute prête à croquer quelques-uns de ces dahlias qu’elle appréciait tant.

Danielle Chevalier
Villejaleix, février 2014

©Société Nationale pour la Défense des Animaux - Webdesign par DRIVSTER.fr